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CAMILLE SAINT-SAËNS Trios n° 1 et 2
Trio Wanderer
Harmonia Mundi- HMC 901862(CD)
Référence: Trio Joachim (Naxos)
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La production musicale de Saint-Saëns est si pléthorique qu'à la réception d'un tel disque on se pose en premier lieu la question de la qualité des œuvres. Bon signe: les Trios pour piano, violon et violoncelle opus 18 et 92, même s'ils ne sont pas très réputés, ont connu plusieurs interprétations au disque, dont celle du Trio Joachim chez Naxos, la plus recommandable, et plusieurs enregistrements récents -Trio Grumiaux chez Talent et Trio Altenberg chez Challenge, versions que j'avoue ne pas connaître.Ce "boom" médiatique est justifié. Le 1er Trio est une pure splendeur, de la race des plus grandes réussites du genre, avec un Andante émouvant, un Scherzo raffiné et un Finale d'une parfaite invention mélodique. La notice cite avec justesse la remarque d'un commentateur allemand, formulée en 1985: "L'oubli d'un tel chef-d'œuvre n'est certainement pas à l'honneur de notre époque". Je ne peux que souscrire à cette affirmation et sourire du fait qu'elle provienne d'Allemagne, Saint-Saëns semblant avoir puisé ici une parcelle de germanicité, sans toutefois la moindre épaisseur. Composé trente ans plus tard, le Trio n° 2 montre que, contrairement à Tchaïkovski, Saint-Saëns se sent vraiment à l'aise avec cette forme, n'ayant aucun problème pour équilibrer les instruments. Autre remarque, il n'y a rien dans cette musique de "professionnel et creux". La "machine Saint-Saëns" ne tourne pas à vide. Le second trio ajoute à l'univers du premier une dimension quasi symphonique (quel grand premier mouvement!), creusée à merveille par un Trio Wanderer non seulement toujours aussi impressionnant, mais qui semble encore prendre de l'étoffe. Il y a ici une tenue, absente chez les vibrionnants Ponti-Zimansky-Polasek (Accord) et une qualité individuelle des protagonistes qui permet tout (Allegretto ou Finale du 2e Trio!). Les Wanderer ajoutent à l'élégance des Joachim un panache qui, pourtant, ne paraît jamais déplacé. La générosité du son, la prise de risques, la chaleur du violoncelle nous valent un Saint-Saëns inaccoutumé, brûlant d'une intensité impressionnante. Ces chef-d'œuvre de la musique de chambre française du XIXe siècle ont glané là une incontestable référence. La version Naxos des Joachim reste un excellent choix pour son rapport qualité-prix.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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