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LUIS DE FREITAS BRANCO
Concerto pour violon et orchestre
JOLY BRAGA SANTOS
Encruzilhada; Divertimento n° 1

Alexandre da Costa (violon)

Extremadura Symphony Orchestra

Jesús Amigo

- XXI-CD 2 1521(CD)
Référence: ce disque-ci

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On ne peut qu'espérer qu'avec des parutions telles que ce disque, à vocation véritablement internationale, le label québécois Disques XXI puisse entamer, comme Analekta ou ATMA, une carrière commerciale hors de ses frontières. Ce n'est pas encore le cas en France. Peut-être un jour... Car il n'y a vraiment aucune raison de priver un large public de cette absolue merveille, de cette découverte majeure qui se niche au cœur du répertoire portugais du XXe siècle, avec un concerto inédit du patriarche de la musique portugaise, Luis de Freitas Branco. Ce dernier est couplé à deux oeuvres splendides, colorées et accessibles, de son élève le plus brillant, Joly Braga Santos (1924-1968).

Du talent de Braga Santos, orchestrateur-né et grand symphoniste, nous avions eu un aperçu très éloquent à travers diverses parutions du label Marco Polo. Il est fort agréable aujourd'hui de trouver des versions alternatives du 1er Divertimento, partition de 20 minutes construite sur des thèmes populaires, et d'Encruzilhada (Croisements), un ballet en cinq mouvements, qui contient (aux plages 6 et 8) deux des plus belles mélodies de toute l'œuvre de Braga Santos, si habile ici à symphoniser un folklore coloré. Les dernières 3'58 sont un véritable "tube" de la musique classique et devraient vous convaincre que nous n'avons pas là un "petit maître" que l'on salue avec condescendance, mais un compositeur important.

Partout, Jesús Amigo dirige l'Orchestre symphonique de la région d'Extremadura, une jeune formation espagnole, créée en 2000 mais très disciplinée, avec une superbe clarté et beaucoup d'animation. On écoutera aussi la fougue et la puissance du Finale du Divertimento pour se convaincre de l'enthousiasme mis dans ce projet.

Mais le grand choc, inattendu à ce niveau, c'est la redécouverte du Concerto pour violon de Freitas Branco. Le violoniste montréalais Alexandre da Costa apporte sa sonorité tranchante (qui rappelle celle de Laurent Korcia) et une grande pugnacité à ce bijou composé en 1916 et qui vaut très largement les concertos de Bruch par exemple. Il s'agit d'une œuvre riche en mélodies, dont le Finale est étrangement le plus long mouvement. C'est une partition ouvertement post romantique, qui ne développe pas un idiome portugais particulier mais se ressent assurément des cours pris par Freitas Branco auprès de Humperdinck en Allemagne. La comparaison avec Bruch n'était pas purement fantaisiste: on est dans le même type d'obédience artistique.

Partout on reste pantois devant la force de l'œuvre, l'excellente construction, l'alternance habile de lyrisme et de puissance. L'entente entre da Costa et l'orchestre est exemplaire, autant que l'accomplissement artistique et l'intérêt musical du projet. Chapeau bas!

--Christophe Huss

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