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BÉLA BARTÓK Concerto pour orchestre BOHUSLAV MARTINU
Mémorial pour Lidice GIDEON KLEIN
Partita pour cordes
Philadelphia Orchestra
Christoph Eschenbach
Ondine- ODE 1072-5(SACD)
Référence: Bernstein (Sony); Leinsdorf (RCA)
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Voici donc le premier CD d'une nouvelle ère; celle où un orchestre en Amérique du Nord a compris les modalités pour revenir apporter son expertise et son rayonnement au marché du disque. Les concessions faites à Philadelphie sont énormes dans les modalités et la réduction des coûts d'enregistrement, entraînant d'une part une participation des musiciens aux bénéfices, et d'autre part l'établissement d'un partenariat avec un éditeur indépendant inventif et bien distribué, plutôt qu'avec une lourde major du disque, qui tôt ou tard risque de solder l'enregistrement à une tierce partie. Dans le modèle Philadelphie, l'orchestre reprend le contrôle de l'exploitation après quelques années. Cette seule initiative mérite 20/20 plutôt que 10/10. Mais on ne note pas une initiative ici: on commente un disque.Le programme est idéal, qui joint au Concerto pour orchestre de Bartók deux œuvres noires et majeures. Le choix même du Concerto pour orchestre est très recevable, puisque l'Orchestre de Philadelphie en a donné deux enregistrements avec Eugène Ormandy, s'inscrivant dans la longue liste des orchestres américains qui ont brillé dans cette partition, aux premiers rangs desquels je situe New York (Bernstein et Boulez) et Boston (Leinsdorf et Kubelik). Techniquement, je m'attendais à un SACD au son plus fouillé, alors qu'il apparaît ici surtout global et diffus, sans grande profondeur ni véritable punch dynamique. Il y a là un point à améliorer, d'autant que la relative mollesse sonore, accentue sans doute les rondeurs de l'interprétation (cf. section centrale du Finale). Le disque entier placé sous le thème de la noirceur est attaqué comme tel avec un Lidice poignant et une Partita qui culmine dans son mouvement central, Lento. Mais le Finale de l'œuvre de Klein possède dans la vision d'Eschenbach les arêtes qui manquent à son Concerto pour orchestre. Ce dernier, pondéré, n'opère pas par de grands éclats et de grands contrastes. Eschenbach est surtout très soigneux dans la manière de mettre en valeur son orchestre en fondant les imbrications de timbres. Mon principal reproche ira à l'Intermezzo interrotto, qui, justement, ici, ne joue pas le rôle d'un intermezzo, mais s'inscrit dans une veine un peu onirico-dépressive. On peut ne pas partager ce point de vue, mais le travail orchestral mérite assurément toutes les louanges.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
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