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FRANZ SCHUBERT
Octuor


Mullova Ensemble


Onyx- ONYX 4006(CD)
Référence: Mozzafiato et Archibudelli (Sony)

rating

Si les initiatives d'auto-édition de la part des orchestres (San Francisco, LSO, Amsterdam, London Philharmonic) amènent à multiplier les versions, majoritairement inutiles, des sempiternelles mêmes symphonies, la création de la maison Onyx semble être une nouvelle fort réjouissante dans le paysage dicographique. On y croise des "anciens" de la maison Universal et, dans le cas de Viktoria Mullova, force est de constater qu'elle avait plus à donner artistiquement à une maison de disques que les rôles dans lesquels elle y était confinée.

Cela fait des années que la violoniste aime à s'entourer de partenaires musiciens-amis dans un esprit chambriste fécond (cf. ses Concertos pour violon de Bach et de Mozart), elle qui n'aime pas les grandiloquentes messes soliste-orchestre et mit des années avant de se trouver un partenaire adéquat pour enregistrer le Concerto de Beethoven. Cet esprit de partage musical on le trouve, quintessenciel, dans cet enregistrement de l'Octuor de Schubert. Il ne s'agit ici en rien d'une réunion de huit artistes doués pour jouer le plus joliment possible une grande partition: il y a là une vraie réflexion sur les couleurs, les tempos (jamais hâtifs ou m'as-tu-vu) et le phrasé.

Évidemment cette profondeur de la réflexion saute aux oreilles lorsqu'on entend le début "givré" du volet final, mais cette envie de créer une "forêt de sons" est permanente (écoutez attentivement la fin de l'Andante à variations). Pour cela, Mullova fait appel à des musiciens d'horizons différents et je ne connais assurément pas plus belle alchimie dans la discographie que celle, qui ne tombe pas sous le sens, de Pascal Moraguès (Orchestre de Paris) à la clarinette, Marco Postinghel (Orchestre de la Radio bavaroise) au basson et Guido Corti (un élève de Dale Clevenger, le corniste de Cleveland) au cor. Or, au final, la variété des horizons se nourrit au lieu de s'antagoniser comme on pouvait le craindre.

La fusion dans la singularité, pour une interprétation féconde en imaginaire sonore, voici ce que nous propose cette nouvelle référence frémissante de l'Octuor de Schubert.

--Christophe Huss

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