
|
VENEZIA STRAVAGANTISSIMA
Capriccio Stravagante
Skip Sempé
Alpha- ALPHA 049(CD)
Référence: aucune
|
|
|
|
Au tournant du XVIIe siècle, virtuosité instrumentale et invention expressive prennent parfois des formes extravagantes. Les CD de la série «L'héritage de Monteverdi» du label Ricercar en ont déjà témoigné. Venise est un centre de cette exubérance, à laquelle elle donne des couleurs et saveurs particulières. Skip Sempé le dit dans le livret: "La diffusion du répertoire de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe fait partie de la contribution culturelle de Venise à l'histoire de la musique. Les instruments de musique qui font leur apparition à cette période sont souvent d'invention italienne, voire vénitienne: le cornet, le sacqueboute, la viole, le luth, le clavecin, l'orgue, la régale..." Venise pare l'invention instrumentale d'un luxe véritable. C'est ce luxe et cette effervescence que Skip Sempé a cherché à traduire.L'auditeur en sera saisi d'entrée. À l'enveloppement de l'ouïe par une nouvelle prise de son de référence signée Alpha, se conjugue l'art d'un musicien qui sait prendre la musique à bras le corps (et quelle plage conclusive, avec une Guillemette Laurens complètement allumée, qui mêle vocalité débridée et son appropriation instrumentale!). Dès la sidérante Pavane initiale, donc, on comprend à quel point sont persuasives l'imagination et la force de conviction mises en œuvre par Sempé, ici entouré d'une riche formation réunissant violons Renaissance, violes, flûtes à bec, cornets, sacqueboutes, luths, harpes, clavecins, virginales, orgues, régales et percussions. L'ivresse de la Tedesca e Saltarello (plage 5) ou de Ballo Anglese e Saltarello (page 11) de Mainerio est contagieuse, comme est poétique et profond son Pass'e mezzo antico (plage 6). Ce qui s'applique à Mainerio peut se décliner tout au long du CD, qui n'est pas qu'adrénergique: écoutez la profonde beauté du Ballo Ongaro, plage 15! Dans un geste décidé, qui sait percer la profondeur des mystères vénitiens, Sempé et sa troupe parviennent, en les magnifiant par une perfection instrumentale saisissante, à mêler onirisme et danse, méditation et transe. Ce CD est l'un des grands événements de cette saison discographique.
|
|
|
|
 |
 |
 |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
|
|
|