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DMITRI CHOSTAKOVITCH
Symphonies n° 1 et 6


Orchestre National de Russie

Vladimir Jurowski

PentaTone- PTC 5186 068(SACD)
Référence: Caetani (Symphonie n° 6); Reiner (Symphonie n° 6)

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Ah, quel chef! Cela fait du bien d'entendre quelqu'un "brasser la cage" en Russie, quelqu'un qui sait tenir une architecture, habiter une musique et équilibrer un orchestre, ce qu'on demande toujours à entendre de la part de Pletnev, Polyanski et Vedernikov, voire (quitte à être un peu iconoclaste) en partie de Kreisberg, Bychkov et Gergiev... Vladimir Jurowski rejoint ainsi l'Ukrainien Kuchar parmi les chefs dont on aimera suivre désormais les péripéties musicales. Il nous donne ici un disque Chostakovitch majeur, même si ce n'est pas tout à fait le Chostakovitch que je préfère personnellement.

Je m'explique: il y a une tendance forte dans l'interprétation chostakovienne visant à remplacer "l'oppression par les timbres" (crus) par une "oppression par le volume sonore". Tous les grands, de Mravinski à Barshaï, en passant par Kondrachine, Svetlanov et Rojdestvenski, ont privilégié une caractérisation par les sonorités. Gergiev, ou des chefs tels que Nagano en concert, n'hésitent plus à utiliser des couleurs orchestrale "standard" et à jouer sur les écarts dynamiques. Cette démarche ne m'avait jamais convaincue. Caetani, à Milan se situe entre-deux mais plutôt du côté timbrique, Vladimir Jurowski également, mais plutôt du côté massif.

Ce disque frappe avant tout par la cohésion et les équilibres de l'orchestre. On ne reconnaît pas cette phalange aussi banale et débraillée quand Pletnev la dirige que disciplinée ici. C'est cette intraitable tenue qui frappe. La puissance de persuasion de Jurowski est telle que même la qualité sonore m'a semblé améliorée. En tous cas, il y a une cohérence certaine: les solos de bois (ou le piano dans la 1re) s'inscrivent bien frontalement et si les cordes graves et les timbales sont relayées à l'arrière, le dosage n'est pas exagéré et donne de l'assise au son.

Malgré le nombre de références dans la 6e Symphonie, Jurowski nous propose, sans artifices, une version justement oppressante. Quant à la 1re Symphonie, l'attaque du Finale vous clouera sur place, Finale qui est incontestablement le moment fort du disque. Voilà de toute évidence, un peu dans l'esprit Wigglesworth, mais avec des couleurs plus typées, une grande version moderne de Chostakovitch vu par la nouvelle génération. C'est aussi l'un des fleurons du catalogue PentaTone.

--Christophe Huss

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