ClassicsTodayFrance.com - L'actualité CD, SACD & DVD classique
Search Reviews
Pourquoi Classicstoday-France
L'edito de Christophe Huss
Les nouvelles du disque
Nos annonceurs
Accueil


LUDWIG VAN BEETHOVEN
Sonates pour piano opus 109; 110 et 111

Mitsuko Uchida (piano)



Philips- 475 6935(CD)
Référence: Brendel III (Philips); Kovacevich (EMI; pas dans ce couplage); Solomon (EMI)

rating

Pas de surprise : Mitsuko Uchida a assez attendu (elle voulait initialement coupler l'Opus 111 à l'Empereur, il y a quelques années) avant d'enregistrer ce triptyque pour que lorsque le bon "timing" est apparu le résultat soit à la hauteur des attentes... les siennes étant d'ailleurs les plus élevées de toutes.

Je ne convaincrai jamais les rétifs restés sur l'impression de quelques Mozart ennuyeux avec Jeffrey Tate, que Mitsuko Uchida est une des pianistes les plus éminentes de notre temps. Tant pis et je n'insisterai pas. Les autres écouteront simplement la plage 4 (1er mouvement de l'Opus 110) pour se convaincre qu'il y a là beaucoup de choses à glaner et, en premier lieu, un art de la concentration, de l'essence. Celle-ci prend la forme d'une réflexion sur la musique et le son.

Nous ne sommes pas, comme dans le dernier Schubert, dans le domaine du non-dit, du "no mans's land" entre la vie et l'au-delà. Si Uchida est moins immédiatement impressionnante dans Beethoven que dans Schubert, c'est d'abord parce que le territoire est infiniment plus balisé et qu'il est donc plus dur de nous surprendre. Ce disque demande aussi une concentration extrême de la part de l'auditeur pour en saisir tout le sel, toutes les beautés. Je vous recommande par exemple, toujours dans l'Opus 110, les dernières notes de l'Allegro molto (2e mouvement) et tout le 3e mouvement.

L'étude sonore d'Uchida rapproche ces sonates des derniers quatuors. Ce n'est pas une interprétation avec de gros affects torturés. Mais en allant à l'essentiel, la pianiste japonaise impose, en toute simplicité et discrétion, une touche "féminine" en tournant le dos à tout aspect "frappé" des nuances forte. Les pianos, pianissimos sont plus fouillés, les forte et fortissimos très nobles. On peut trouver cela en-deçà de l'exaltation supposée de ces œuvres. Mais tout l'intérêt est dans le sens de la mesure et dans l'infinitésimal, le dosage très subtil des nuances. Cette subtilité est le véhicule d'une grand noblesse, au même titre que le Bach "legato" de la Messe en si selon Carlo Maria Giulini.

--Christophe Huss

Les 10/10 du mois
NO Picture Un mois de nouveautés
Au crible aujourd'hui

Search Reviews
QUI SOMMES NOUS? | LE COIN MÉDIAS | NOTATION: MODE D’EMPLOI | POURQUOI CLASSICSTODAY FRANCE?

© 2005 Classicstoday-France.com.
Tout droits de reproduction pour tous pays réservés à Classicstoday-France.com.