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DMITRI CHOSTAKOVITCH Les 15 Quatuors à cordes
Quatuor Danel
Fuga Libera- 5 CD FUG 512(CD)
Référence: Emerson (DG); Fitzwilliam (Decca); Borodine (EMI)
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Quel choc, quel monument! Le quatuor Danel nous livre ce que pour ma part j'attendais depuis toujours. Une version qui relaie, à notre époque, la réussite les intégrales des Fitzwilliam et des Borodine et en sublime la synthèse. Une interprétation qui fasse le pont entre les aléas entourant la vie de Chostakovitch (et dont on sait l'importance sur son processus créatif) et nos propres angoisses. Une vision qui, en quelque sorte, universalise et actualise le message du compositeur, au moment même où, chez les chefs d'orchestres, la volontaire "dépolitisation" de sa musique engendre un affadissement expressif fâcheux.À tout cela s'ajoutait le défi le plus rude de tous: faire porter ce message, cette évangélisation musicale, par un quatuor ayant d'aussi belles sonorités que le Quatuor Emerson... mais avec de la chair et des frissons en plus. Dans les faits, il se passe avec le Quatuor Danel, dans cette somme historique et référentielle, parue en Europe il y a quelques mois et en Amérique du Nord en ce printemps 2006, exactement ce que les Quatuors de Mendelssohn ont connu il y a quelques mois avec l'apparition de l'enregistrement du Quatuor Pacifica (Cedille): une intégrale qui ne cède en rien en beauté pure aux Emerson, mais offre l'ardeur et la sève de la musique en prime. Cet atout décisif saute aux oreilles lorsqu'on écoute l'Allegro furioso du Quatuor n° 10. Un monde ysépare les Emerson et les Danel, ces derniers ayant saisi la hargne et la chair de la musique Le Quatuor Danel bénéficie de deux atouts culturels : une fréquentation assidue de la musique contemporaine, école de rigueur, et une formation parachevée auprès du Quatuor Borodine sur le sujet même des quatuors de Chostakovitch. Cette opportunité n'aurait pas été d'une grande utilité si le Quatuor Danel faisait montre avec de timbres aussi primitifs et secs que le Quatuor de Saint Pétersbourg (intégrale Hyperion). Mais, par bonheur, sur la culture, se greffe un son de rêve, rond homogène moelleux (à la base), capable d'infinies variations de caractère et d'intensité. D'infinies variations de balance aussi, avec un premier violon (Marc Danel) qui fait preuve d'un flair parfait pour trouver son exacte place (en exergue ou fusionnelle) dans l'ensemble. On écoutera le 11e Quatuor pour se convaincre de cette osmose et de ce sens du dialogue polyphonique. C'est à la culture du Quatuor Danel, enrichie par les conseils de l'altiste du Quatuor Beethoven, créateur de la plupart de ces œuvres, que l'on doit cette lucidité et cette justesse dans la traduction du cheminement, du parcours musical de Chostakovitch à travers ses quatuors. Le raccourci le plus saisissant de cette intelligence stylistique et de cette parfaite compréhension des moyens musicaux à mobiliser, se trouve sur le disque n° 5, couplant les Quatuors n° 1, 10 et 15. On y trouve le lumineux grand compositeur, le révolté, mais dans une révolte universelle, puis l'homme blessé, seul face à la mort. Inutile de rentrer ici dans le détail des compositions: la notice est un guide remarquable dans ce parcours. Ce qui import,e c'est de voir avec quel absolu flair les musiciens dosent les couleurs, le sarcasme, la résignation, sans jamais "surjouer" ou théâtraliser la musique. Alternativement, des inventions nous sidèrent (notamment dans la gestion du vibrato), l'effroi nous tétanise, l'abattement nous trouble. Les Borodine ont trouvé leurs successeurs. Les Danel reprennent le flambeau en le portant encore plus haut, grâce à leur sonorité. Ceci n'est pas une "excellente intégrale de plus", c'est, au sens propre, radical et exclusif, "l'intégrale de référence" des Quatuors de Chostakovitch.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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