
|
JOHANN SEBASTIAN BACH Cantates (vol. 23): Cantates BWV 10; 93; 107; 178
Yukari Nonoshita (soprano); Matthew White (contre-ténor); Makoto Sakurada (ténor); Peter Kooy (basse)
Bach Collegium du Japon
Masaaki Suzuki
BIS- CD 1331(CD)
|
|
|
|
L'intégrale japonaise des cantates de Bach, placée sous la houlette de Masaaki Suzuki, se poursuit au rythme de quatre CD par an environ, et chaque nouvelle parution confirme tout ce qu'on l'a pu écrire précédemment : voici, sans conteste, une intégrale de référence. Ce vingt-troisième volume regroupe quatre cantates-choral écrites pour les offices du mois de juillet 1724 à Leipzig. Heureux fidèles qui purent à loisir entendre en à peine un mois, quatre petits chefs-d'œuvre de la musique sacrée! Et l'on commencera par la superbe paraphrase du Magnificat, "Meine Seel erhebt den Herren", BWV 10. Le contrepoint fait son miel du cantus firmus et donne au chœur introductif un caractère festif remarquable. Le Collegium Bach du Japon y est tout à son aise: la répartition des pupitres, finement équilibrée, permet au chant de s'épancher avec un naturel et une grâce à rendre jaloux bien des chœurs baroques européens. Mais où donc Suzuki va-t-il puiser tant d'énergie et tant de créativité ? Dans le strict respect de l'écriture musicale qui autorise l'épanouissement d'un discours musical cohérent, et dans la ferme volonté de relever les forces spirituelles du texte liturgique qui constituent la base même de l'interprétation. Là réside la grande différence entre Suzuki et Koopman. Tous deux disposent de phalanges musicales prodigieuses et de solistes rompus à toute épreuve, mais le Hollandais use du texte musical à des fins démonstratives qui nuisent à la rigueur de l'œuvre sacrée. Masaaki Suzuki, lui, prend soin de laisser respirer son texte (nonobstant des tempos toujours rapides) en laissant une grande liberté de manœuvre pour les solistes. La soprano Yukari Nonoshita donne un bel exemple de cette liberté expressive dans son seul air de la BWV 10, tout comme le contre-ténor canadien Matthew White qui vient de rejoindre l'équipe des solistes et fait merveille (cf. le court mais éloquent aria de la BWV 178). Seul bémol, la relative atonie du chant de Peter Kooy qu'on avait connu en meilleure forme. Il reste encore quelque 37 volumes à paraître pour que s'achève cette intégrale, mais d'ores et déjà, nous savons que nous possédons un grand moment de l'histoire interprétative de la discographie du Cantor de Leipzig.
|
|
|
|
 |
 |
 |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
|
|
|