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JOHANN WENZEL KALLIWODA
Symphonies n° 5 et 7


Das Neue Orchester

Christoph Spering

CPO- 777 139-2(SACD)
Référence: cet enregistrement

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Ce disque est plus difficile et long à domestiquer que celui paru chez MDG (Symphonie n° 3, Ouverture n° 12), mais après plusieurs réécoutes il devient de plus en plus gratifiant. C'est peut-être même à long terme vers lui que je me tournerai plus souvent.

Dans la 5e Symphonie, Kalliwoda affronte le "juge de paix" beethovénien de front. Inutile de préciser que l'Opus 67 du grand compositeur est une figure tutélaire difficile à affronter et qu'une "5e Symphonie" d'un compositeur à cette époque est chose attendue. Nous sommes ici en 1840, dix ans après la 3e Symphonie du disque MDG, et Kalliwoda se fait moins émule de Weber et se place beaucoup plus sous la coupe de Beethoven. Il ne cherche pas à lutter ou à s'y mesurer, mais il retient de l'idée de panache, le rôle des cuivres, qu'il fait tonner dès le début. Cette entame de symphonie peut paraître malhabile et tend dans un premier temps à faire préférer la 7e Symphonie. Pourtant la réécoute révèle la patiente construction du Finale, la vigueur altière du volet initial (avec des jeux de quadruples ponctuations aux timbales), le léger scherzo mendelssohnien, placé en seconde position, le parfait Allegretto grazioso bucolique. Dans cette 5e Symphonie, Kalliwoda semble avoir trouver sa couleur, et sa griffe, qui n'est pas un "mélange de...".

La 7e Symphonie, de 1841, non éditée, est en sol mineur. On admirera l'introduction lente et tendue, qui, là aussi, synthétise le grand romantisme allemand, mais sans imitation. Elle débouche sur un bel Allegro solide. La construction robuste (canon) marque le Scherzo qui suit. Il est intéressant de noter, par exemple à travers ce 2e mouvement, que Kalliwoda, en héritier de Haydn, réserve à ses auditeurs la surprise de tournures parfois inattendues. Le mouvement qui suit est une marche lente et solennelle, à laquelle s'enchaîne dans la coulée un Finale à la gradation lente mais irrésistible.

L'ouverture n° 16 montre le compositeur en 1863 tentant de créer une sorte de poème symphonique. Sa couleur orchestrale se fait liszto-schumanienne. Partout Spering et son ensemble nous séduisent par leurs sonorités très justes et leur énergie.

--Christophe Huss

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