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LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonies n° 4 et 8


Orchestre symphonique de Londres

Bernard Haitink

LSO- LSO 0587(SACD)
Référence: Kleiber (Orfeo; 4e); Scherchen et Barenboïm (8e)

rating

On se fait à tout, même -presque- à l'acoustique sèche du Barbican de Londres! Mais si l'auditeur est prévenu et n'attend pas une grande cathédrale sonore, il faut souligner que ce disque est très bien réalisé avec un mixage SACD qui semble plus sobre et laisse bien respirer l'action musicale à l'avant. C'est ce qui explique que, pour marquer le coup d'une interprétation beethovénienne transcendante, nous ayons accordé 10/10 à ce disque, malgré la sécheresse sonore inhérente à cette série d'enregistrements.

Car voilà, au sein de la nouvelle intégrale Haitink (sa troisième), le disque le plus égal et le plus constamment réussi. Il est également très symbolique de cette "nouvelle manière", avec laquelle Bernard Haitink nous a surpris dans ses disques Beethoven: une approche à la fois plus lumineuse et plus énergique, plus subjective et plus engagée que par le passé.

Nous sommes évidemment dans l'optique "gros orchestre", face au parti pris d'un orchestre plus ramassé et transparent que Paavo Järvi et d'autres ne manquent pas de cultiver ces dernier temps. Mais la masse du London Symphony n'empêche jamais les bois de passer avec beaucoup d'à-propos et de justesse.

Dans la Quatrième, Haitink crée un véritable tourbillon musical, dès un premier mouvement d'anthologie qui ne cède rien face à Leibowitz ou Kleiber. Il parvient ici à une conjonction parfaite et synergique entre tous les pupitres (cordes, timbales, bois, cuivres), qu'il cultive dans un Adagio très ardent. La direction de Haitink dans sa maturité n'a plus rien d'avachi et cette Quatrième idéale me remémore la 7e Symphonie que j'avais entendue en concert avec le LSO et ce chef en 2002 (dommage que la 7e du cycle –un enregistrement ultérieur– soit couplée à un médiocre Triple Concerto).

La Huitième n'est ici pas une petite symphonie. Toujours habité par son regain d'énergie, la direction de Haitink lui donne la consistance sonore de la Cinquième, dans un premier volet presque titanesque. Le second mouvement est lui aussi très juste, alors que le Scherzo est pris à pleine pâte, avec un legato qui circule en houle d'un pupitre de cordes à l'autre. Le Finale très articulé et puissant (plus que "vivace") est le pendant logique du 1er volet.

Un très grand disque beethovénien d'un chef majeur.

--Christophe Huss

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