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KRZYSZTOF PENDERECKI
Symphonie n° 7 “Seven Gates of Jerusalem”

Olga Pasichnyk et Aga Mikolaj (sopranos); Ewa Marciniec (alto); Wieslaw Ochman (ténor); Romuald Tesarowicz (basses); Boris Carmeli (narrateur)

Choeur et Orchestre philharmonique National de Varsovie

Antoni Wit

Naxos- 8.557 766(CD)
Référence: ce disque-ci

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Toutes proportions gardées la force hymnique et le caractère grandiose des Sept Portes de Jérusalem de Penderecki (1996; catalogué comme 7e Symphonie après sa création) en feront peut-être un jour les Carmina Burana du XXIe siècle. Pour l'heure, c'est la symphonie récente la plus enregistrée.

Il est sûr que dans cette vaste œuvre (une heure pile) plus que dans toute autre, le "nouveau Penderecki" trouve l'alchimie parfaite lui permettant d'ambitionner une modernité accessible et éloquente. Véritable péplum musical, qui n'a rien à envier à la 8e Symphonie de Mahler, le 1er chœur, "Magnus Dominus et laudabilis nimis", lance la symphonie sur une voie majestueuse.

La 2e porte, très brève, s'ouvre littéralement après un début assez caractéristique de Penderecki dans le traitement des bois et percussions. Le 3e mouvement est un sublime De Profundis a cappella hiératique et redoutablement difficile qui n'a rien à envier aux plus belles œuvres chorales du XXe siècle et laisse passer en filigrane des échos de chants orthodoxes anciens. Suit un mouvement d'une grande puissance orchestrale sur le Psaume 137 déjà utilisé dans le 2e volet. Il possède une intensité tragique poignante.

Le 5e volet "Lauda Jerusalem" est le plus développé, avec une armada de percussions, dont les sonorités parfois creuses et profondes (le son passe par de grands tubes) exerce une fascination sonore. On retrouve, sur un mode parfois fantomatique, la force du volet initial. Au sommet d'un climax apparaît un narrateur qui, en hébreux, récite des versets du Livre d'Ezéchiel, entrecoupés par un solo de trompette basse. Sur la dernière phrase du narrateur, un crescendo amène un tutti orchestral et choral, un 7e et dernier mouvement qui, sur plus de dix minutes, mènera à une grandiose conclusion.

Malgré les enregistrements précédents, cette version d'Antoni Wit se pose en incontestable référence, pour sa force évocatrice, sa puissance sans grandiloquence, la qualité de ses contributions vocales et une prise de son fabuleuse, qui renoue avec la réussite de la Turangalila-Symphonie par les mêmes chez Naxos.

--Christophe Huss

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