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ORATORIOS ITALIENS

Matthew White (contre-ténor)

Tafelmusik

Jeanne Lamon

Analekta- AN 2 9813(CD)

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L'Opus 2 de Matthew White chez Analekta est à la hauteur des espérances. Après le fameux programme "Elegeia", récent Cannes Classical Award, voici un menu plus varié avec, certes, des œuvres de méditation et de repentance (Jésus au Calvaire de Zelenka et La passion de Jésus de Caldara), mais pas abordées sous l'angle le plus éploré. De plus, la veine de Juditha triumphans de Vivaldi est plutôt belliqueuse. Comme les deux airs contrastés de Holopherne de cette Juditha sont introduits par un concerto de Vivaldi joué avec exaltation par Tafelmusik, qui s'y «lâche» vraiment, la tonalité du CD est plus variée que celle du premier disque et plus mordante. Pour ceux qui s'étonneraient de voir apparaître dans un programme italien le nom Zelenka, ce compositeur de Bohème si intimement rattaché à la ville de Dresde, signalons que Zelenka a passé 3 ans en Italie de 1716 à 1719 et que son Gesù al Calvario est chanté en italien.

La riche idée de White et d'Analekta a été de graver ce programme à Toronto avec Tafelmusik, car Jeanne Lamon et ses musiciens parviennent aussi à faire sortir Matthew White de cette légère réserve expressive, de cette belle placidité élégiaque dans laquelle il excelle mais se complet un peu, comme en témoigne le "Miei genitori addio" un rien fade de la plage 15. Dans ce disque, Matthew White fait preuve d'une expression plus affirmée, d'une assurance plus grande que dans "Elegeia", ce que confirment d'ailleurs ses plus récents concerts. White "prend le pouvoir" sur la musique, alors qu'il avait un brin tendance à se laisser bercer par elle .

C'est avec le fulgurant Zelenka que l'on trouve le moment de grâce du disque: l'air "A che riserbano i cieli i fulmini", d'une veine mélodique splendide et d'une expression hargneuse. On y notera la très belle incise interprétative de White dans la section centrale -la demande de miséricorde- chantée sur le souffle avec une vraie contrition. Un disque qui tient donc, ô combien, ses promesses pour un chanteur plus que jamais à suivre.

--Christophe Huss

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