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CATALDO AMODEI Six cantates GIOVANNI ZAMBONI
Sonate en ut mineur pour archiluth BERNARDO STORACE
Passacaille sopra Alamire
Emma Kirkby (soprano); Jakob Lindberg (théorbe, archiluth); Lars Ulrik Mortensen (clavecin)
BIS- CD 1415(CD)
Référence: aucune
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Je n'ai jamais été un fan de la voix d'Emma Kirkby, soprano anglaise qui a débuté sa carrière avec le Consort of Musicke en 1971 et a collaboré avec de nombreux orchestres baroques. Son timbre quelque peu acide, glacial même, correspondait sans conteste aux canons phonogéniques des premiers enregistrements baroqueux, comme en écho direct au grain sonore des instruments à cordes. Les générations ont passé, les couleurs des instruments anciens se sont diversifiées et les voix ont gagné en nuances expressives et en finesse, mais Emma Kirkby s'en est toujours tenu à une voix éthérée et à une expression souvent distante. Pourtant, force est de constater que ce nouvel enregistrement de la chanteuse a de quoi séduire. Le programme est des plus intéressants. Voici réunies six cantates, cinq profanes et une sacrée, d'un compositeur sicilien jusqu'alors méconnu, Cataldo Amodei, maître de chapelle à Naples et prédécesseur d'Alessandro Scarlatti. Avant tout compositeur de musique sacrée et pieuse, il consacra son Opus 2 à des cantates pour voix seules d'inspiration nettement arcadienne. Cette musique est passionnante, emplie de trouvailles poétiques et mélodiques du plus bel effet, musique intimiste certes, qui parle directement au cœur et à la raison. Ce caractère chambriste, Emma Kirkby le met en valeur avec une belle assurance. Accompagnée du luthiste Jakob Lindberg et du claveciniste Lars Ulrik Mortensen, elle laisse s'épancher les mélodies avec beaucoup de naturel et de verve. Est-ce pour cela que l'on excuserait les quelques défauts perceptibles, comme le manque de netteté des notes les plus aiguës (cf. Tra l'erbette il piè sciogliea), ou encore l'émission de notes assez peu colorées ? Sans doute, mais ces défauts ne datent pas d'aujourd'hui. En revanche, la diction impeccable de clarté et de netteté, la virtuosité sans faille, donnent une vigueur à ces cantates que l'on aura grand plaisir à découvrir. Ecoutez le petit bijou qui clôt le disque: il s'agit de la seule cantate sacrée dédiée à la Vierge Marie. L'enivrement est porté à son comble (avec une forte propension à user de la voix de poitrine) et la musicalité impeccable. Compléments de ce programme, une sonate pour archiluth de Zamboni et une passacaille pour clavecin de Storace. Les instrumentistes y sont parfaits, leur lecture, fine et précise, préserve le caractère intime de ces compositions, irisées de mille couleurs.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
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