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ERNÖ DOHNANYI
Sérénade pour trio à cordes; Quatuor à cordes n° 2; Sextuor pour trio à cordes; piano; clarinette et cor


Quatuor Kocian; Beethoven String Trio


Praga- PRD/DSD 250 237(SACD)
Référence: ce disque-ci

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Après l'admirable disque de "Sonates hongroises pour violon", Praga est bien inspiré de creuser la veine hongroise, aussi admirable que peu connue.

La musique d'Ernö Dohnanyi mérite une reconnaissance plus importante. Même si ce compositeur n'a pas la stature des géants Bartok ou Janacek, sa musique, qui défriche une voie post-brahmsienne teintée d'accents magyars, soutient un intérêt constant et peut attirer toutes les oreilles.

Le Trio Beethoven, qui associe le premier violoniste du Quatuor Kocian à l'altiste et au violoncelliste du Quatuor Prazak est évidemment une formation digne d'attention. Les musiciens abordent la Sérénade op. 10 d'une manière très décantée, jamais enrobée, mais jamais démonstrative: la Marche initiale n'est pas violentée et le Vivace (3e mouvement) ne devient pas un terrain de jeu pour une approche sardonique déplacée. De la même manière, le Thème et variations, qui suit, reste chantant et cadré, loin de tout épanchement mielleux. Je vous conseille fortement de minorer le niveau sonore de la reproduction, car le niveau de gravure est élevé.

Plus beau encore: le 2e Quatuor, de 1906, quelque part entre la rigueur de Beethoven, le rayonnement de Brahms et un univers harmonique très typique de cette première décennie du XXe siècle (on pense à Mahler et Zemlinsky). C'est une partition admirable, renfermant en son centre un Presto acciaccato, pur nectar d'écriture... et d'exécution par les Kocian. Certains commentateurs y voient une forte parenté beethovénienne. Tout comme Pierre-Émile Barbier, j'y entend La Walkyrie de manière assez insistante, une ombre qui plane également sur le Molto Adagio final.

L'étrange Sextuor avec piano, cor, clarinette et trios cordes est plus intriguant, plus elliptique aussi, par une série de réminiscences, qui vont de Schubert au ragtime, en passant par Mahler. C'est une partition qui nécessite un temps d'acclimatation et plusieurs écoutes, mais qui parachève un grand disque sur un alliage sonore et musical rare.

--Christophe Huss

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