
|
GUSTAV MAHLER Symphonie n° 9
Staatskapelle Berlin
Daniel Barenboïm
Warner Classics- 2564 64316-2(CD)
Référence: Chailly (Decca); Ancerl (Supraphon); Klemperer (EMI)
|
|
|
|
Après la surprise de la 7e Symphonie, cette interprétation de la Neuvième, captée en concert à Berlin en novembre 2006 (d'où une prise de son très naturelle, mais sans les déferlements de décibels et la suprême précision d'une captation multi-micros réussie), confirme que Daniel Barenboïm, après avoir frappé très fort dans Beethoven et Schumann, aborde Mahler sur les mêmes sommets.La discographie ne manque pas de références, mais, comme sa Septième, cette 9e Symphonie par Barenboïm est assez incomparable. Les tensions, les affres qu'elle véhicule, rappellent les stigmates de l'interprétation de Karel Ancerl. Mais l'univers sonore dans lequel cette vision se déploie est très particulier. C'est là, précisément, la signature mahlérienne de Barenboïm: une analyse de l'orchestration qui vise à mettre les interventions des vents en rupture par rapport au "flot symphonique" des cordes. Résultat: l'avancée musicale est toujours remise en question par des saillies sonores, avec pour conséquence une imprévisibilité totale, une incertitude planante. L'univers sonore dont nous parlions est infernal, dantesque, menaçant. Barenboïm signe une Neuvième majeure, comme consumée en permanence, qui n'a rien d'un regard serein face à la mort et trouve des couleurs d'une infaillible justesse et pertinence dans un disque qui ne laisse pas indemne.
|
|
|
|
 |
 |
 |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
|
|
|