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FRANZ LISZT
Concertos pour piano n° 1 et 2; Totentanz

Arnaldo Cohen (piano)

Orchestre symphonique de Sao Paolo

John Neschling

BIS- SACD 1530(SACD)
Référence: Richter-Kondrachine (Philips)

rating

On avait déjà repéré le pianiste brésilien Arnaldo Cohen, sa virtuosité mais aussi sa sonorité très nourrie, dans une excellente Sonate en si mineur de Liszt. Le voici dans un disque d'œuvres pour piano et orchestre encore plus impressionnant.

Certes il ne s'agit pas de jeter aux orties Richter-Kondrachine ou Janis (avec Kondrachine et Rojdestvenski), mais il faut remarquer que cette parution bénéficie d'un avantage majeur sur toutes les réunions de circonstances d'un "grand nom du piano" avec un orchestre lambda, si possible réputé, qui s'ennuie à servir de faire-valoir en attendant le prochain disque symphonique où il pourra briller.

Ici, le grand pianiste brésilien de l'heure, éminent professeur à l'Université de l'Indiana aux États-Unis, dans sa pleine maturité artistique et pianistique, 35 ans après son premier prix au Concours Busoni, se réunit avec le meilleur chef brésilien, qui atteint la notoriété à l'âge de 60 ans, placé à la tête d'un orchestre brésilien qui ne cesse de nous étonner. Ces gens-là n'enregistrent pas "un disque de plus" ou "un disque en passant", ils veulent nous montrer qu'il peut se faire de grandes choses musicales au Brésil et ils ont notoirement prémédité leur geste.

Ce SACD – c'est audible de bout en bout – a été travaillé dans ses moindres recoins pour tirer de chaque mesure un maximum de puissance et de matière. La poigne pianistique de Cohen, le sens des couleurs saturées de Neschling et la soif de reconnaissance de l'orchestre de Sao Paolo ont fait le reste... Même avec de tels atouts et préceptes, si un pianiste (cf. Arrau) ou un chef (cf. Giulini, avec Berman - Giulini dans les Concertos de Liszt, encore une idée de génie d'un département marketing !!!) s'enlisent dans la fausse grandeur ou la sclérose du mouvement, c'est fichu. Mais Arnaldo Cohen est trop malin: il évite l'esbroufe pour nous faire tout entendre, mais il évite aussi la "fausse profondeur", le creusement romantique outré.

Ce disque Liszt n'est pas le plus vif, le plus flamboyant du marché, mais c'est – dans un enregistrement idéal sur le plan sonore, dans les dosages, les timbres, les équilibres, la mise en forme spatiale discrète – le plus redoutablement efficace, un rouleau compresseur des mieux organisés. Pas étonnant que Totentanz entame cette farandole des sortilèges: c'est la plus impressionnantes des trois réalisations et c'est aussi le couplage idéal.

--Christophe Huss

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