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WOLFGANG AMADEUS MOZART
Concertos pour deux pianos K. 365 (deux orchestrations) et trois pianos K. 242

Ronald Brautigam et Alexei Lubimov (pianoforte)

Haydn Sinfonietta de Vienne

Manfred Huss

BIS- SACD 1618(CD)
Référence: ce disque

rating

Pour éviter tout soupçon de favoritisme je mentionnerai au préalable qu'aucun lien de parenté ne me lie au chef Manfred Huss. Cet excellent musicien, qui s'était déjà signalé à nous dans des disques Haydn, n'est d'ailleurs pas le moins du monde la vedette de cet enregistrement. Je serais même intéressé de savoir combien de musiciens composent son orchestre, car les tutti de cordes sont un rien trop massifs. par contre tout ce qui est dialogue entre les solistes et l'orchestre (notamment les bois) est d'une délicieuse finesse. Passons donc aux vedettes…

Voir sur l'affiche réunis les deux plus inventifs pianofortistes de la planète est déjà stimulant. Les entendre est exaltant, pour une raison à laquelle il suffisait de penser: Brautigam comme Lubimov sont des "épicuriens de la sonorité". Ils ont donc choisi des instruments qui se complètent et se répondent sur le plan sonore. Brautigam joue son McNulty habituel alors que Lubimov touche une copie d'un Walther réalisée par Robert Brown.

Ceci établit le fait que ceux qui n'aiment pas le pianoforte pourront en rester à l'enregistrement Barenboïm, mais que ceux qui apprécient les sonorités de ces instruments, trouveront ici un bonheur inégalée. Évidemment l'addition d'une "couche" interprétative - le jeu sur les sonorités - rend cet enregistrement incomparable et unique dans une discographie pourtant chargée. Ces recherches sont relayées dans le concerto pour trois pianos, dans lequel Manfred Huss se fait soliste et rajoute son grain de sel (un instrument plus mat, à ce qu'il me paraît)

Comme nous avons à faire à des esthètes, et contrairement à certains enregistrements de Siegbert Rampe, l'instrumentarium n'est pas une fin en soi et la musique n'est pas prétexte à exhibitionnisme. Brautigam, Lubimov et Huss nous donnent un Mozart heureux et gourmand. Et, touche musicologique intéressante, le Concerto K. 365 nous est donné à la fois dans la version habituelle et dans une version alternative avec clarinettes, trompettes et timbales, étrange sorte de simili "Royal Fireworks". Contrairement à mon homonyme je doute fort qu'elle soit vraiment de Mozart.

--Christophe Huss

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