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MARIA
Airs de Bellini; Hummel; Mendelssohn; Garcia; Malibran; Halévy; Pacini; Persioni et Rossi

Cecilia Bartoli (mezzo); Maxim Vengerov (violon)

International Chamber Soloists; Orchestra La Scintilla

Adam Fischer

Decca- 4759082(CD)
Référence: aucune (huit premières et pas de programme équivalent)

rating

On est, là, au-delà de la merveille. D'abord pour l'objet "collector" qu'est ce livre-album en papier glacé de 200 pages, somptueusement illustré. Ensuite pour le pied-de-nez fabuleux que constitue la parution d'un album "Maria" au moment où l'univers pleure (ou fait semblant de pleurer) la Callas, album qui, ironie suprême, s'achève sur un "Casta Diva" d'anthologie.

La Maria qui est célébrée ici est La Malibran, méga-star de l'époque, qui pouvait juger trop faible la scène finale de I Capuletti et I Montecchi de Bellini et décider de chanter à la place la fin du Roméo et Juliette de Vaccai, une tradition qui perdura en Italie pendant tout le XIXe siècle! Il est vrai que Bellini, conquis au possible, écrivit à La Malibran qu'elle pouvait tout lui demander. Elle n'en eut pas vraiment le temps: il mourut l'année même (1835) et elle le suivit l'année d'après, âgée de 28 ans. Le luxueux ouvrage vous en apprendra sans doute d'autres...

Admirée de Bellini, Maria Malibran le fut aussi de Rossini. Soeur de celle qui deviendra Pauline Viardot, elle était la fille d'un grand ténor espagnol, Manuel Garcia, qui avait décidé de faire de ses filles des stars. Maria s'échappa de ses griffes en épousant un vieux banquier nommé Malibran. Sa prestance vocale légendaire, elle la doit à un ambitus exceptionnel. Cecilia Bartoli, en mezzo qui possède l'aigu et le grave, était donc à même de relever le défi de rôles très divers, d'autant plus au disque, où il suffit de choisir le bon air (ce n'est pas demain la veille qu'elle pourrait se permettre Norma sur scène).

Ce qui frappe tout de suite à l'écoute de "Maria", c'est l'alchimie, qui nous permet de passer sans heurt d'une espagnolade à claquettes (un air de Garcia père, plage 5) à l'un des sommets expressifs du disque "Ah! non credea mirarti" de La Sonnambula. Comme dans les albums précédents, une préparation musicologique minutieuse permet d'entendre ici des premières au disque (huit sur dix-sept), dans tous les genres: airs de Giovanni Pacini, version alternative de l'Infelice de Mendelssohn ou un irrésistible Rataplan composé par la Malibran elle-même.

Mené par une Bartoli heureuse, versatile et resplendissante, ce récital est un bonheur de chant et d'incarnation, accompagné avec une grande attention (écoutez Casta Diva) par un ensemble orchestral mené par Adam Fischer. Émotion, frissons et exaltation sont au rendez-vous!

--Christophe Huss

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