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ANTON BRUCKNER
Symphonie n° 7


Orchestre symphonique de Chicago

Bernard Haitink

CSO Resound- CSOR 901 706(SACD)
Référence: Haitink 1979 (Philips); Wand-Berlin (RCA); Jochum (DG); Giulini (DG)

rating

Haitink, encore! Eh oui! Mais alors que sa 4e Symphonie de Mahler à Amsterdam accote d'autres versions pareillement nourries et radiographiques, comme des jardins sonores, sa 7e de Bruckner à Chicago est assez particulière.

Certes, il n'y a pas de surprise dans la conduite: les tempos mesurés mais jamais avachis sont ceux qu'on attend du chef hollandais. Par contre, comme dans la 4e Symphonie de Mahler, il y a là une saturation des coloris, une émulation entre les pupitres avec un jeu de chants-contrechants cultivé en profondeur.

L'enregistrement bénéficie également de l'acoustique neutre et un peu mate de la salle de concert. L'image de l'orchestre est ainsi assez compacte, mais avec des coloris très justes. Par contre, la captation ne laisse pas dans l'ombre les cuivres, et ces cuivres sont glorieux. C'est cela la singularité de ce concert: le travail hallucinant du "gang" des cuivres de Chicago, déterminés à prouver au chef hollandais qu'ils sont les meilleurs du monde (le festival commence peu avant 12 minutes dans le développement du 1er mouvement).

Dans cette pulsation pondérée qui laisse place à l'imbrication de tous les sons et à la saturation harmonique, le message est particulièrement puissant à nos oreilles. Il est possible que cette interprétation soit un plus grand événement aux yeux de quelqu'un qui a abondamment bourlingué à travers les interprétations de cette oeuvre et a du mal à se souvenir d'une prestation aussi glorieuse des cors et autres « Tuben » (ah, si : Vienne avec Abbado, qui fait jeu égal avec cette fin de 2e mouvement...).

Ce disque ne vaudra pas 10 aux oreilles de ceux qui cherchent obligatoirement un Bruckner plus mobile (achetez-vous le DVD d'Abbado à Lucerne ou le CD de Nikolaus Harnoncourt) ni à ceux pour lesquels le soyeux des violons prime absolument (écoutez Giulini-Vienne chez DG). Il est aussi vrai que le récent concert de Karl Böhm édité par Audite est plus que ce concert-là une "première version de l'honnête homme", mais pour qui ne rejette pas le concept de modération dans l'interprétation brucknérienne (et je dois dire que la seconde moitié du 1er mouvement, même à la réaudition, me glace encore le sang) ce document est majeur.

Évidemment Chicago n'a jamais enregistré un Bruckner de cette trempe, malgré les quelques moments de gloire de l'intégrale (mésestimée) du jeune Daniel Barenboïm. Évidemment aussi, je sais bien qu’on ne peut posséder toutes les 7e de Bruckner de la terre. Böhm-Audite est plus universel, Abbado-DVD plus électrique, mais si vous aimez les cuivres (cf. 3e mouvement) il se passe ici des choses très rares et assez incontournables.

--Christophe Huss

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