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DMITRI CHOSTAKOVITCH
Quatuors à cordes n° 2 et 4 (versions pour orchestre à cordes)


Amsterdam Sinfonietta


Channel Classics- CCS SA 26007(SACD)
Référence: ce disque-ci

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Les Quatuors de Chostakovitch (du moins une bonne partie d'entre eux) sont ceux qui se prêtent le mieux à l'orchestration, tant ils deviennent de véritables "symphonies pour cordes" véhiculant avec densité et puissance les tensions et déchirures du compositeur.

Contrairement aux symphonies, qui s'étendent sur un laps de temps supérieur, c'est tout le corpus des quatuors qui parle du Chostakovitch d'après 1936 - le créateur ébranlé par les attaques essuyées à propos de Lady Macbeth du district de Mzensk. Le Quatuor n° 2 n'est donc pas un opus de jeunesse, mais une oeuvre achevée en septembre 1944, dont le point nodal, l'Adagio, entamé sur un solo de violon (admirable Candida Thompson: juste et éplorée), exprime toute la souffrance du monde.

Mais c'est le 4e Quatuor qui, plus encore, fournit une matière incontournable à un tel traitement. Contrairement à d'autres quatuors (dont le fameux Huitième), l'élargissement n'est pas ici de Rudolf Barshaï et la partie de contrebasse a été ajoutée par le contrebassiste Marijn van Prooijen. On rappellera que Chostakovitch avait donné l'aval à Barshaï pour l'élargissement de quatuors. L'important en la matière est de bien choisir sur quels opus on opère un tel élargissement. Tant l'Opus 68 que l'Opus 83 sont de très bons sujets en la matière.

Tous ces pré-requis ne suffisent pas à assurer le succès et l'impact d'un tel disque. On a entendu, par exemple avec les concerts édités de Rostropovitch à la tête du LSO, que toute la science instrumentale du monde ne peut remplacer une vraie immersion psychologique dans l'univers de Chostakovitch. Et, sur ce plan, il faut bien avouer que le travail de l'Amsterdam Sinfonietta est soufflant. On écoutera la manière dont s'évanouit littéralement le premier mouvement du 4e Quatuor pour comprendre qu'une recherche esthétique et historique déterminante a présidé à la réalisation de cet enregistrement. On trouve ici un mélange de justesse et de crispation du discours (Andantino du 4e Quatuor!) qui sonne juste à tout coup.

De ce point de vue, ce SACD parfaitement mis en espace est l'équivalent des disques symphoniques de Wigglesworth (BIS) ; ceux dans lesquels hédonisme sonore et tension psychologique font particulièrement bon ménage.

--Christophe Huss

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