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HEINRICH IGNAZ FRANZ VON BIBER Harmonia artificioso-ariosa
Musica Antiqua Köln
Reinhard Goebel
Archiv- 2 CD 474 965-2(CD)
Référence: Kraemer (Naïve)
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Goebel se heurte à forte partie dans cette "Harmonie lyrique raffinée en divers modes d'accord" de Biber, puisque, en raison de ses tempos très solennels et la stricte observation des reprises, le cycle de sept Partitas (quatre d'entre elles pour deux violons et basse continue, une pour deux violes d'amour, une pour deux violons piccolos, et une pour violon et alto) occupe deux CD alors que la version concurrente de l'infernal Manfredo Kraemer (Naïve), qui faisait oublier les versions antérieures du Quatuor Purcell (Chandos) et de Tafelmusik (Sony), tient en un seul disque.En fait, Goebel se trouve ici dans la même situation dans laquelle, à l'inverse, il place tous ses concurrents dans les Concertos brandebourgeois de Bach. Il fait face à un interprète illuminé, qui a tout vu, qui est allé jusqu'au bout, avec des paris fous, en les gagnant tous, dans un disque très osé mais baigné par la grâce. Comme aujourd'hui Naïve a regroupé ce miracle avec les Sonates "Tam aris quam aulis Servientes" dans un album de 2 CD au prix d'un la nouveauté Archiv n'a pas grand argument à faire valoir. D'accord, Manfredo Kraemer et le Rare Fruits Council (c'est à dire un continuo impressionnant, cimenté par Balazs Maté au violoncelle, Lorenz Duftschmid à la viole, Maria Galassi à la harpe, Rolf Lislevand au théorbe et Alessandro de Marchi à l'orgue!) ont livré une version hors normes face à laquelle personne n'est capable de surenchérir sans tomber dans le ridicule. Goebel ne surenchérit pas: il opte pour une version plus chambriste, avec au continuo un violoncelle et un clavecin. Si Biber a utilisé la scordature (accord différent des instruments) pour obtenir des effets particuliers, c'est que le sens de la couleur et de l'effet sonore prime dans son esprit. Kraemer et ses complices l'avaient bien compris et interprété comme tel. Ils débordaient d'inventivité (cf. Prélude de la 3e Partita) alors que Goebel se contente sobrement et posément d'insister sur le caractère sonore particulier et les dissonances (cf. Prélude de la Partita 7). Mais c'est surtout cette froideur et raideur, ce petit côté pontifiant qui frappent. Dans son texte de présentation Goebel insiste sur le fait que "Biber tenta [avec cette œuvre] d'opposer son propre credo musical à la sonate en trio italienne (...) ou au style français". C'est de cela qu'il s'agit ici: ce dernier postulat stylistique semble être aux yeux de Goebel une bible musicale qui impose un pieux respect, et donc une approche solennelle et sérieuse. D'ailleurs dans un paragraphe intitulé "Remarques sur l'exécution" Goebel flingue subtilement (sans le nommer) l'enregistrement de Kraemer, tant sur le continuo, la mesure, le tempo, que sur la nécessité des reprises. Le gros problème que cela me pose, Monsieur Goebel, c'est que l'enregistrement de Kraemer me transporte et que le votre, fort respectable et savant, ne s'infuse qu'à petites doses pour éviter l'ennui policé que distille sa raideur.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
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