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KRZYSZTOF PENDERECKI
Symphonie n° 8 "Lieder der Vergänglichkeit" (2005; première au disque); Dies irae (1967); Aus den Psalmen Davids (1958)

Michaela Kaune (soprano); Agnieska Rehlis et Anna Lubanska (mezzos); Ryszard Minkiewicz (ténor); Wojtek Drabowicz (baryton); Jaroslaw Brek (basse)

Choeur et Orchestre philharmonique National de Varsovie

Antoni Wit

Naxos- 8.570450(CD)
Référence: ce disque (première mondiale)

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Il est passionnant, pour Penderecki, comme pour Pärt, de juxtaposer œuvres récentes et anciennes, c'est-à-dire cette période de "dictature du modernisme" typique des années soixante et le vent de liberté sur la création qui souffle depuis une quinzaine d'années et a amené un retour raisonné (et parfois irraisonné) à l'expressivité.

Penderecki est évidemment le premier honni par les créateurs d'une avant-garde qui ressemble de plus en plus à l'arrière-garde. Mais, force est de constater qu'il a extraordinairement réussi et, plus encore, incarné le virage esthétique.

Cette 8e Symphonie, ces "chants de l'éphémère" (au sens de notre vie, par rapport à la pérennité de la nature et du Divin), capitalise sur les meilleurs élans de la 7e Symphonie (Portes de Jérusalem): c'est extrêmement patent dans Nachts, la mélodie initiale, et, surtout, Vergänglichkeit, la plage 9. Pour le reste, Penderecki réussit à créer des moments magiques, d'une grande profondeur et tension, comme Frühlingsnacht pour baryton.

Le temps validera ou non ma sensation de la première écoute, et que j'ai tenté de conforter par six ou sept écoutes ultérieures: celle d'entendre le "War Requiem de notre décennie", l'œuvre qui nous parle de notre destin, de nos troubles et de nos impasses.

Cette 8e Symphonie est construite comme une succession de douze mélodies avec orchestre sur des poèmes allemands de Rilke, Goethe, Eichendorf, Hesse et Achim von Arnim (admirable quatuor final). Penderecki les habille avec concentration et lyrisme, expressivité - noirceur aussi.

Les partitions antérieures, sont plus déchirées et traitent encore des divers modes d'expression de la voix, dont le chant-parlé. Le Dies irae reste d'une efficacité redoutable, surtout la section centrale, Apocalypse. C'est intéressant de voir que même ce type de créations de Penderecki a très correctement vieilli. Idem pour les dix minutes de Psaumes, avec un Finale en crescendo (Psaume 143) qui mise sur un travail très fin entre le chant étale du chœur et les couleurs orchestrales.

Le travail d'Antoni Wit est irréprochable, les solistes sont parfaitement choisi, le chœur juste et impliqué, la technique brillante: que demander de plus?

--Christophe Huss

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