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GAETANO DONIZETTI
La Fille du régiment

Natalie Dessay (Marie); Juan Diego Florez (Tonio); Felicity Palmer (la marquise); Alessandro Corbelli (Sulpice); Donald Maxwell (Hortensius)

Choeur et Orchestre de l'Opéra Royal de Covent Garden

Bruno Campanella

Virgin Classics- 519002 9(DVD)
Référence: ce DVD

rating

Ce DVD est un must de toute vidéothèque d'opéra. Il documente la production de Laurent Pelly, lors de sa première présentation à Londres, avant l'opération séduction à la conquête de New York et Vienne.

Cette Fille du régiment est taillée sur mesure pour Natalie Dessay et on sent que Pelly a introduit des éléments qui amuseraient la soprano française, notamment une scène de repassage de chemises où elle s'en donne à cœur-joie. La joie est le dénominateur commun sur le plateau: Felicity Palmer s'amuse comme une folle à jouer la Marquise de Berkenfeld et sa première scène -- lorsqu'elle croit que la prière de ses sujets à la Vierge Marie est une liste de compliments qui lui sont destinés -- rappelle les meilleurs moments de Pelly dans Offenbach. Inutile d'insister sur la nature de comédien d'Alessandro Corbelli; on la connaît bien. L'adaptation (modernisation) du livret est dans la droite lignée des travaux précédents d'Agathe Mélinand: efficace mais tout sauf raffinée.

Outre le spectacle, il y a le chant, et là aussi on est aux anges, avec un duo Dessay-Florez aux sommets, lui encore plus éblouissant qu'elle. Florez enchaîne les contre-ut de son grand air sans difficulté apparente et le rayonnement du timbre est sans concurrence.

Les mélomanes dans le monde connaissent cette production à travers la diffusion dans les cinémas de la reprise au Metropolitan Opera. Les différences sont minimes : la direction s'équivaut (Bruno Campanella face à Marco Armiliato), mais le rôle parlé de la Duchesse Crackentorp était quasi irremplaçablement meilleur à New York. Le filmage était plus luxueux à New York avec des caméras allant davantage sur scène et scrutant de plus près les personnages. Mais les plans plus larges et plus longs à Londres sont plus "confortables" et ne ratent pas autant d'effets visuels de la mise en scène que le montage parfois en retard (cf. la descente de la vielle carte du "baromètre de l'amour" sur le duo Marie-Tonio) de Gary Halvorson au Met.

Un bonbon de DVD d'opéra, qui met en joie.

--Christophe Huss

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