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ANTONIN DVORAK
Symphonie n° 6; Le Rouet d'or


Orchestre philharmonique tchèque

Charles Mackerras

Supraphon- SU 3771-2(CD)
Référence: Kubelik (DG); ce disque-ci

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Sacré Sir Charles! Le voilà à nouveau à la tête du Philharmonique tchèque et cette fois pour une réussite encore plus éclatante (si c'était possible...) que dans Ma Patrie et les Danses slaves. La Sixième symphonie de Dvorak a connu plusieurs réussites au disque, dont Kubelik, dans le meilleur volet de son intégrale, et Suitner. Mais, là, Mackerras change la donne.

La première chose très impressionnante est l'engagement acharné des musiciens en faveur de Mackerras. Le Philharmonique tchèque donne tout à son chef fétiche. Et ce que Mackerras semble exiger en premier lieu c'est l'acuité rythmique, la parfaite netteté des phrases et des accents (le Furiant est un moment de pure jubilation). Dans ce répertoire, Mackerras est un chef de culture. Mais il est aussi devenu un chef d'instinct. Il nous offre donc les couleurs justes, la balance optimale entre le chant et la pulsation, la transparence nécessaire à faire passer le chant des bois et, par dessus tout, une mise en évidence des arches de l'œuvre. L'Adagio, avec un climax poignant et un retour au calme d'un chant jamais forcé, est un modèle de ce point de vue. Mais partout, flûte, hautbois, clarinette et autres protagonistes se couvrent de gloire.

Evidemment, et c'est le plus beau des compliments à adresser, je crois: jamais on ne pense à la 2e Symphonie de Brahms. Nous sommes en présence de Dvorák et de lui seul, car Mackerras n'exagère rien: le tempo du 3e mouvement est juste, les phrases lyriques ne s'épanchent pas. Mais arrivé au Scherzo de la Symphonie, le meilleur est encore à venir, car tant le Finale, dans lequel tout le monde "se lâche" vraiment, que le Rouet d'or sont des monuments à marquer d'une pierre blanche dans la discographie dvorakienne. Le Rouet d'or trouve ici une traduction qui nous ouvre des horizons sonores immenses, dans des couleurs uniques qui nous rappellent les grandes heures du Philharmonique tchèque. Supraphon, dans un métier en crise a su garder sa spécificité éditorial et renouveler son catalogue. Elle le fait ici à un niveau rarement atteint, à travers un disque quintessenciel.

--Christophe Huss

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