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IGOR STRAVINSKY
L'Oiseau de feu (suite 1919); Le Sacre du printemps


Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam

Mariss Jansons

RCO Live- RCO 00802(SACD)
Référence: Ancerl (Sacre), Giulini-Amsterdam (Oiseau de feu)

rating

Cela fait assez longtemps qu'on entend dire, même – et surtout – parmi les musiciens, que Mariss Jansons est "le" chef par excellence de notre temps. On en a longtemps attendu la preuve au disque. Mais, à force, des parutions montées scrupuleusement à partir de concerts ne pouvait que nous dire la vérité... Jansons n'a pas déçu dans les parutions RCO Live. Il n'en restait pas moins qu'on attendait toujours "le grand choc": le voilà!

Ces enregistrements Stravinsky ont été réalisés en 2006 pour le Sacre et en 2007 pour L'Oiseau de feu. À chaque fois deux concerts puis une reprise de la même oeuvre six mois plus tard (après un premier montage, j'imagine). On pourrait dire que c'est du "cousu main". Et, dans les faits, c'est exactement ce dont il s'agit: la quintessence de l'alliance entre le luxe sonore, la puissance et le travail de détail.

On en a entendu des interprétations de ces chefs-d'œuvre. Mais celles-ci pétillent… Elles fourmillent de détails; de lignes qui se prolongent davantage qu'à l'accoutumée; de couleurs qui jaillissent et scintillent. Chacune de ces idées est légitime et pertinente. Les deux partitions ont été relues de fond en comble et on imagine que chaque partie de chaque instrumentiste a été soigneusement annotée.

Pressentant les enjeux de cette vision d'une fulgurante pertinence, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam se dresse sur ses ergots, ceux qui en font à mon avis (avec la Staatskapelle de Dresde) le plus beau et le plus distinctif orchestre du monde. Dans la poésie de la Berceuse de l'Oiseau de feu ou dans la rudesse de la Danse sacrale de l'élue, l'orchestre est tout simplement glorieux.

L'Oiseau de feu est assez classique, c'est à dire rimskien et miroitant, mais aussi patient et inéluctable. On n'est pas très loin, dans l'esprit, de la version Giulini. Le Sacre a la transparence de celui d'Ancerl, et une forme de sauvagerie chère à Dorati (dernière version, chez Decca, le Sacre de Minneapolis – Mercury – étant inimitable), une sauvagerie d'autant plus efficace qu'elle est strictement maîtrisée sur un plan rythmique (une avancée très tenue, notamment dans la seconde moitié de la 1re partie). Par ailleurs il est évident que Jansons a pris un soin tout particulier à mettre en évidence tous les instruments graves, qui semblent surgir des entrailles de la terre.

On ajoutera pour finir que les ingénieurs du son ont trouvé leurs marques dans la salle, alors qu'ils étaient quasiment en perdition dans les premiers volumes de ce label RCO Live. Un très grand 10/10, donc.

--Christophe Huss

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