ClassicsTodayFrance.com - L'actualité CD, SACD & DVD classique
Search Reviews
Pourquoi Classicstoday-France
L'edito de Christophe Huss
Les nouvelles du disque
Nos annonceurs
Accueil


JOHANNES BRAHMS
Concertos pour violon; Double Concerto pour violon et violoncelle

Vadim Repin (violon); Truls Mork (violoncelle)

Orchestre du Gewandhaus de Leipzig

Riccardo Chailly

Deutsche Grammophon- 477 7470(CD)
Référence: Shaham-Abbado (DG); Swensen (Linn)

rating

DG a bien de la chance avec ses enregistrements du Concerto de Brahms. Pour un peu on oublierait même qu’il existe sur cette étiquette une gravure Milstein-Jochum (disparue corps et biens, celle-là!). Ferras-Karajan fut un miracle, sauf au plan de la prise de son. Après Milstein-Jochum, il y eut Kremer-Bernstein (à réécouter, cela vaut le détour). Pour, dans les dix dernières années coup sur coup deux versions enthousiasmantes : Mutter-Masur (non je n’ai pas oublié Mutter-Karajan, mais ce n’est pas au même niveau) et Shaham-Abbado. Voici le troisième miracle : Repin-Chailly. Changement de portrait : EMI qui dominait les débats (Milstein, Oistrakh) n’a (sauf trou de mémoire) rien sorti de majeur depuis 33 ans (Perlman-Giulini, en 1976) dans cette discographie, alors que DG rafle tout.

Bien que publiés par la même étiquette, les trois récentes versions DG se complètent. Mutter est impulsive, inventive au possible. Shaham est solaire, absolument parfait. Repin, lui, revient aux «basiques» de Ferras, c’est-à-dire un son très soutenu et intense. Il s’oppose ainsi en tout à la version, épurée mais avec moins de chair, de Julia Fischer (PentaTone).

On peut lister quelques avantages, qui justifient très largement un 10/10. D’abord, par rapport à tous ces Concertos de Brahms amidonnées entendus ces derniers temps (y compris la direction de Kreisberg dans l’enregistrement Fischer), la direction de Chailly est passionnante : nourrie, mouvante et aussi inventive que celle de Swensen (Linn). Chailly est plus intéressant que Masur dans l’enregistrement Mutter. Ensuite, à esthétique proche, l’avantage sonore de Repin-Chailly sur Ferras-Karajan (et, dans une autre perspective, sur Perlman-Giulini) est incommensurable.

Je continue à avoir un petit faible pour la chaleur humaine de Shaham face à l’aplomb de Repin, mais il faut reconnaître que le Double concerto, qui complète les deux disques est meilleur ici, plus agissant, avec un violoncelle (Mørk contre Wang) plus intéressant et un volet central à la pulsation parfaite.

Au-delà de son excellent mais contournable Beethoven avec Muti, le Brahms de Repin, détaillé et impérieux (avec pour originalité la cadence de Heifetz) est là pour demeurer une référence solide.

--Christophe Huss

Les 10/10 du mois
NO Picture Un mois de nouveautés
Au crible aujourd'hui

Search Reviews
QUI SOMMES NOUS? | LE COIN MÉDIAS | NOTATION: MODE D’EMPLOI | POURQUOI CLASSICSTODAY FRANCE?

© 2005 Classicstoday-France.com.
Tout droits de reproduction pour tous pays réservés à Classicstoday-France.com.