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CAMARGUO GUARNERI Symphonies n° 5 et 6; Suite Villa Rica
Choeur et Orchestre symphonique de Sao Paulo
John Neschling
BIS- CD-1320(CD)
Référence: ce disque-ci
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Le compositeur brésilien Camargo Guarneri (1907-1993) est de ceux qui écrivirent une musique symphonique du 20e siècle tout à la fois "de leur temps" mais sans rupture avec les systèmes d'écriture traditionnels; une musique expressive mais pas absconse, puissante mais pas affadie par des concessions ou un folklorisme de pacotille. Si vous aimez Koechlin (dont Guarneri fut l'élève), Tveitt, Englund, Villa Lobos et quelques autres, allez jeter un coup d'oreille à ce disque.Ce qui est intéressant chez Guarneri c'est cette fusion d'influences fugaces au résultat en fait unique et très expressif. Au début de la Symphonie n° 5 on dirait une partition inconnue de Bartók, mais dès l'Allegro impetuoso qui suit on rentre dans un idiome américain. Ce qui pourrait apparaître comme un collage hétéroclite, fonctionne indéniablement. Car la musique de Guarneri est structurée, comme en témoignent les deux premiers mouvements. J'ai moins accroché au troisième, avec une intervention chorale flamboyante mais un peu pompeuse. Entre les deux dernières symphonies s'insinue la Suite Villa Rica tirée d'une musique de film composée en 1957. A travers dix petites vignettes musicales beaucoup plus empreintes de folklorisme sud-américain on saisit bien l'aptitude illustrative de la musique de Guarneri, mais aussi sa veine mélodique parfois très remarquable. Ainsi l'Andantino (plage 5) et la Valse (plage 10) n'ont rien à envier aux belles inspirations de Chostakovitch dans la musique orchestrale "de grande consommation". La Symphonie n° 6 (1981) est indéniablement le chef-d'œuvre du CD, un concentré expressif qui, en 20 minutes, montre que Guarneri est un maître orchestrateur. Cette symphonie vous agrippe dès le "Energico e rimado" initial et vous convaincra définitivement dans son mouvement lent, "triste", qui s'inscrit parmi les très grands moments de la musique créée en Amérique du sud au XXe siècle. Ambiance moite, humeurs changeantes, tension: c'est le bijou d'un disque très bien interprété et enregistré à la perfection.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
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CPO |
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