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GUSTAV MAHLER
Symphonie n° 4

Miah Persson (soprano)

Orchestre du Festival de Budapest

Ivan Fischer

Channel Classics- CCS SA26109(SACD)
Référence: Levy (Telarc); Davis (RCA); Van Beinum (Decca), Haitink V (RCO)

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Honnêtement? C'est la Quatrième de Mahler que j'attendais depuis van Beinum! Si vous voulez comprendre en quoi cette version me soulève de mon siège et me fait jubiler, écoutez la transition à 11'48 du 1er mouvement. Là où tout le monde (ou presque) fait du chichi (parmi les exceptions : van Beinum, Walter 1945, la récente version Haitink), Ivan Fischer, à juste raison, relance le discours, rentre dans la phrase, brasse les sentiments sans les surjouer. Le même miracle se produit partout en fait, mais est bien illustré par une écoute attentive de la section entre 9 et 15 minutes du 3e mouvement.

Cette 4e Symphonie est celle du "Irdische Leben" (la vie terrestre), avec ses exubérances, sa nostalgie, sa tristesse parfois. La version d'Ivan Fischer est un hymne à la vie -- à propos d'hymne, écoutez le chant éperdu à 17 minutes du Ruhevoll. C'est aussi une lecture incroyable de la partition, d'une sidérante transparence, avec des petites mises en relief pleines de sens (cf. fin du 2e mouvement) et un côté "alt-wienerisch" parfaitement dosé dans les portamentos.

Cette version de la terre aurait pu s'effondrer dans la vision du paradis (4e mouvement). Le ton déconcerte un peu: on aurait imaginé Miah Persson plus légère et candide; elle est très narratrice, comme dans un conte. Il est évident que Fischer a demandé à sa chanteuse de ne pas feindre la candeur. L'émerveillement suprême est en fait, tout au long de l'oeuvre, réservé à l'orchestre. Je ne suis pas irradié par le Finale comme par le reste, mais il n'est pas raté du tout (genre la farce Fleming-Abbado). Je m'y ferai sans doute après quelques écoutes.

La discographie de la Quatrième, contrairement à la situation qui régnait encore au milieu des années 90, ne manque pas de très remarquables versions -- Lévy (Telarc), Davis (RCA), Tilson Thomas (SFO); Haitink (RCO) -- mais elles sont toutes un peu sur le mode de l'émerveillement orchestral. Ici, par contre, l'illumination de l'orchestre est un moyen expressif plus qu'une fin en soi. Il ya a quelque chose de plus organique, de plus participatif.

Décidément, Ivan Fischer s'affirme, au fil des parutions Channel Classics, comme l'un des chefs les plus intéressants de son temps.

--Christophe Huss

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