ClassicsTodayFrance.com - L'actualité CD, SACD & DVD classique
Search Reviews
Pourquoi Classicstoday-France
L'edito de Christophe Huss
Les nouvelles du disque
Nos annonceurs
Accueil


MIECZYLAW WEINBERG
Sonates pour violoncelle et piano n° 1 et 2; Sonate pour violoncelle seul (1960); Trio à cordes (1950; premier enregistrement mondial)

Michal Kanka (violoncelle); Miguel Borges Coelho (piano)

Beethoven String Trio


Praga- PRD/DSD 250253(SACD)
Référence: ce disque

rating

C'est dans le tournoiement obsessionnel du 2e mouvement de la 1re Sonate pour violoncelle et piano que l'on trouve Weinberg à son meilleur, ce "tour d'écrou", au sein duquel la cadence de violoncelle n'est qu'un illusoire répit, semble rongé par le doute et l'inquiétude. Composée en 1944 et 1945 cet Opus 21, quasi inconnu, fait partie des grandes oeuvres nées en Union soviétique dans cette période.

La Seconde Sonate, composée en 1959, comporte trois mouvements. Elle n'est pas "assagie", mais sans parler de quiétude, on peut avancer qu'elle a été composée par un auteur quelque peu rasséréné. Cet Opus 63 fait partie des oeuvres en miroir de la production de Chostakovitch. Dans son érudit texte de présentation, Pierre-Emile Barbier la met à juste titre en regard du 1er Concerto pour violoncelle du mentor et contemporain de Weinberg. C'est d'autant plus intéressant que la primauté donnée au violoncelle semble aussi taillée sur mesure pour la personnalité envahissante de Rostropovitch (cf. 1er mouvement). Là aussi, le second volet est d'une admirable profondeur, avant un Finale léger et folklorisant.

La troisième Sonate pour violoncelle est une oeuvre pour violoncelle seul qui, elle aussi, s'inscrit dans une galaxie très rostropovitcho-chostakovienne. Weinberg réussit dans le premier volet à retrouver cette patte insistante et obsessionnelle qui fait le prix de sa sonate de guerre. C'est le moment le plus marquant de cette oeuvre qui s'inscrit parmi les meilleures réussites du genre.

Au cœur du programme se niche un Trio (1950) resté à l'état de manuscrit jusqu'en 2007. On y trouve des danses, mais j'y entends aussi (1er mouvement) l'ambiance faussement légère de la 9e Symphonie de Chostakovitch.

Très bien secondé par un admirable pianiste, Michal Kanka (dont on entend un peu la respiration, mais dont l'instrument s'inscrit richement dans une ambiance splendidement et naturellement réverbérée) est impérial, n'écrasant pas trop le son et ne surjouant pas le pathétisme à travers un vibrato outré ou des accents soulignés. C'est du Weinberg dans sa chair d'écorché, dépeint avec beaucoup de noblesse.

--Christophe Huss

Les 10/10 du mois
NO Picture Un mois de nouveautés
Au crible aujourd'hui

Search Reviews
QUI SOMMES NOUS? | LE COIN MÉDIAS | NOTATION: MODE D’EMPLOI | POURQUOI CLASSICSTODAY FRANCE?

© 2005 Classicstoday-France.com.
Tout droits de reproduction pour tous pays réservés à Classicstoday-France.com.