Trois concertos et trois solistes qui prennent en charge la direction des vingt musiciens qui les entourent.Le Cercle de l'Harmonie ne frappe pas par des sonorités chaleureuses: c'est du baroquisme militant, de ceux qui pensent que le côté un peu acide-aigrelet augmente les frissons de l'authenticité.
Le Concerto pour violon relaie cette acidité au niveau de l'instrument soliste, mais la musique avance avec une ardeur dont le Concerto pour violoncelle est un peu dépourvu. Rien de rédhibitoire dans ce dernier (le Finale "speedé" ne fait pas oublier la scansion plan-plan du premier volet), mais une volonté très patente d'application. Tout cela respire peu, chante peu et abuse de la scansion « temps fort-temps faible ».
Le Concerto pour flûte est beaucoup plus vivant et inventif (cf. Finale). Les phrases sont de vraies phrases, qui respirent. À propos de respiration, on regrettera d'entendre autant celle du soliste. La présence de l'oeuvre de Hofmann s'explique par le fait que son concerto fut jadis attribué à Haydn.