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GUSTAV MAHLER
Symphonie n° 7


Orchestre symphonique de la radio bavaroise

Mariss Jansons

BR Klassik- 403571900101(SACD)
Référence: Barenboïm (Warner); Bernstein (DG); Kondrachine (Melodiya et Tahra)

rating

On ne manque plus de grandes versions de la 7e de Mahler, mais en voici une fascinante. Un mot d'abord sur l'argumentaire de vente du "premier enregistrement selon la nouvelle édition révisée", ce gimmick marketing des temps modernes. Les nouveaux ayatollahs de la Gustav Mahler Gesellschaft (ceux qui ont fait inverser les mouvements de la Sixième en dépit du plus élémentaire bon sens musical et qui font jouer le pupitre entier de contrebasses dans le 3e mouvement de la Titan) n'ont pas réussi à infléchir ou défigurer grand chose dans Septième. Mais on est surpris, une fois un tel argument mis en avant, de ne voir aucune explication dans la notice sur les "bienfaits" de cette nouvelle partition. De source proche du dossier (la partition n'est pas encore sortie officiellement), les changements porteraient dans la 7e sur des petits détails. Mais ça fait marcher le commerce...

Contrairement à ce qui a été prétendu lors de la publication de l'intégrale Beethoven-Rattle, une révision de partitions ne fait pas naître une nouvelle génération d'interprètes. Un chef est mahlérien ou ne l'est pas et l'un des premiers indices qu'il nous livre est l'univers sonore qu'il crée. Celui que Jansons forge autour de la 7e de Mahler est d'une rare perspicacité.

Globalement il semble percevoir cette oeuvre comme un hybride né de la 5e et de la 6e. L'équilibre interne, fait de la 2e Nachtmusik un équivalent de l'Adagietto de la 5e, car la 1er Nachtmusik est essentiellement fantomatique et mène directement à un admirable Schattenhaft, qui nous rappelle que Jansons a hérité du podium de Kubelik, le plus grand interprète de ce mouvement.

Partout dans la symphonie, notamment dans le 1er mouvement, les couleurs infernales héritées de la Sixième, priment sur la lumière. On notera aussi la réussite du Finale, abordé avec nerf et fermeté dans un ton qui ne l'isole pas comme un "volet faible".

Après Barenboïm, plus classique et radiographique, Jansons nous donne une Septième âpre qui devrait s'imposer comme l'un des trois choix prioritaires... en raison du chef et pas de la partition!

--Christophe Huss

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