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EINO TAMBERG Cyrano de Bergerac
Sauli Tiilikainen (Cyrano); Jassi Zahharov (Comte de Guiche); Mia Huhta (Roxane); Mati Körts (Christian)
Choeur et Orchestre de l'Opéra d'Estonie
Paul Mägi
CPO- 2 CD 999 832-2(CD)
Référence: Première en CD
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Celui qui connaissait les parutions, souvent assez vaseuses, de musiques du compositeur estonien Eino Tamberg (né en 1930), parues par exemple chez Antes, avait tout à craindre d'un opéra d'une durée de 1h48' du même compositeur. Or, de la première à la dernière minute, on reste accroché à cette découverte, en dépit pourtant de la langue étrange (l'estonien, mais bien traduit en français dans le livret), tant on est saisi par le rythme de ce si bien nommé "opéra romantique" écrit en 1974 (Tamberg est le porte-drapeau du mouvement néoclassique en Estonie).Il s'agit du second opéra de Tamberg, il s'agit également du second ouvrage lyrique sur Cyrano (après celui d'Alfano) qui paraît en quelques mois chez CPO. Ce qui frappe dans ce Cyrano estonien, c'est le rythme, l'interaction rapide entre les personnages. Au sein d'une forme très conventionnelle (trois actes et un épilogue) cet ouvrage soigne davantage les échanges entre les protagonistes que les longues arias. Ces joutes verbales sont portées par un orchestre transparent aux couleurs claires. Tamberg opère par petites touches et inflexions d'atmosphères, qui permettent de suivre aisément l'itinéraire psychologique des personnages. Plus encore, on l'entend souvent ou anticiper ou commenter l'action avec une romantique tendresse. Evidemment en 1974 cela peut paraître anachronique, mais ce qu'on entend est admirable. Sur cela se greffent de très belles scènes. Après un acte 1 déjà remarquable le niveau monte encore pendant le second acte (air de Roxanne, Scène du balcon). La trame générale et le continuum dramatique prennent le pas sur le traitement de scènes individuelles. Si le ton apparaît parfois candide, on suit totalement Tamberg lorsqu'il déclare: "La pièce dégage une atmosphère d'une noblesse et d'une gaieté toutes particulières. J'ai compris que j'avais trouvé ici la possibilité de réaliser tous mes projets musicaux et de me libérer de toutes les tensions qui s'étaient accumulées en moi". Cet opéra-exutoire, en fines touches, est servi par des protagonistes très engagés en faveur de leur répertoire national. Les hommes sont tous excellents, notamment le Cyrano d'une belles prestance du baryton Sauli Tiilikainen, alors que Mia Huhta en Roxanne se tire bien (mais avec quelques raideurs) d'une écriture escarpée et difficile. Le ténor Mati Körts (Christian), robuste, n'a pas l'abattage du Cyrano, mais son bon sens musical fait tout passer. Paul Mägi est constamment sur le gué, attentif à la couleur lumineuse de l'orchestration et aux fréquents changement d'humeur qui font le sel de la partition. L'orchestre est meilleur dans les vents que dans les cordes, un peu sèches, mais le plus important est bel et bien de découvrir ici un inattendu et charmeur "opéra romantique" de la seconde moitié du 20e siècle.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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