ClassicsTodayFrance.com - L'actualité CD, SACD & DVD classique
Search Reviews
Pourquoi Classicstoday-France
L'edito de Christophe Huss
Les nouvelles du disque
Nos annonceurs
Accueil


GUSTAV MAHLER
Symphonie n° 4

Sunhae Im (soprano)

Orchestre symphonique de Pittsburgh

Manfred Honeck

Exton- EXCL-00048(SACD)
Référence: Fischer (Channel); Haitink (RCO Live); Tilson Thomas (SFO)

rating

La 4e Symphonie de Mahler, après avoir été le parent pauvre de la discographie (Van Beinum et Walter Columbia ont dominé le panorama discographique pendant quatre décennies, Ameling-Haitink ayant été par ailleurs la meilleure proposition en stéréo), devient un terrain récurrent de réussites.

Mais ce n'est pas parce que d'autres (dont plusieurs en SACD) ont réussi qu'on ne va pas dire le miracle qui se passe ici. Si on tient à faire le ménage dans les notations, je dirais simplement que si Honeck était venu avant Tilson Thomas, nous n'aurions pas accordé 10 à ce dernier. On a donc clairement en SACD un trio de choc composé des versions Fischer-Haitink 2006-Honeck. Attention toutefois: le SACD de Honeck est "stéréo" uniquement. Pour les amateurs de multicanal, le choix demeure celui de notre ligne de références.

Honeck est le plus "mobile" de tous, c'est à dire celui qui creuse le plus, sur le plan rythmique et dynamique, les contrastes. C'est patent dès le début. Autre chose patente: à quel point l'Orchestre de Pittsburg est (avec Minnesota et Cincinnati - et probablement plus encore) le joyau méconnu des orchestres américains. La qualités des cuivres, et notamment des cors, est presque irréelle, mais tout l'orchestre est une merveille (j'ai eu la chance de l'entendre l'été 2010 dans deux concerts). Entre un concert Berlin-Rattle, Vienne-Thielemann et Pittsburgh-Honeck, je n'hésite même pas 1/10e de seconde...

La vision de la Quatrième de Honeck est à la fois paysanne (mouvements I et II) et très "Alt-Wienerisch", dans ce Ruhevoll très lent et dans le Finale. Cette interprétation est bourrée de culture stylistique et musicale (écoutez les balances orchestrales dans le Ländler en II). C'est davantage un théâtre sonore qu'un jeu d'orchestre: il y a une finalité expressive dans les mises en relief qui abondent et qu'une prise de son de concours nous permet d'apprécier.

Sunhae Im chante son Finale avec candeur et finesse, sans jouer à la cantatrice. Cette absence d'affectation est cruciale pour préserver la primeur de l'éloquence à l'orchestre. Car même ce Finale est lumineux et révélateur du flair mahlérien de Manfred Honeck.

--Christophe Huss

Les 10/10 du mois
NO Picture Un mois de nouveautés
Au crible aujourd'hui

Search Reviews
QUI SOMMES NOUS? | LE COIN MÉDIAS | NOTATION: MODE D’EMPLOI | POURQUOI CLASSICSTODAY FRANCE?

© 2005 Classicstoday-France.com.
Tout droits de reproduction pour tous pays réservés à Classicstoday-France.com.