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LUDWIG VAN BEETHOVEN
Concerto pour violon; 2 Romances

Liza Ferschtman

Orchestre symphonique des Pays-Bas

Jan Willem de Vriend

Challenge Classics- CC72384(CD)
Référence: Mullova-Gardiner (Phiips); Huggett-Mackerras (EMI); Jansen-Järvi (Decca)

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La grosse, très grosse surprise... Pour schématiser brutalement mais clairement, Lisa Ferschtman et Jan Willem de Vriend réussissent tout ce que Kopachinskaïa et Herreweghe ont raté dans leur disque et une bonne partie de ce que Jansen-Järvi n'ont pas osé.

La ligne de référence ci-dessus indique des enregistrements stylistiquement comparables, mais Ferschtman et de Vriend ajoutent à leur flair stylistique la beauté et le confort de l'orchestre symphonique. Le chef reste sobre, par exemple dans sa gestion du vibrato et de l'agogique du 2e mouvement, sans que l'auditeur pâtisse du son émacié des ensembles d'instruments dits anciens. La version se situe à mon sens a un niveau de finesse, d'énergie interne, de poésie et d'évidence supérieurs à Hilary Hahn-David Zinman.

Certes ceux qui cherchent un violon "gras" en seront pour leurs frais. Ils pourront s'en retourner vers Ferras-Karajan ou attendre un hypothétique enregistrement de Vadim Gluzman. Sans être frêle ou émacié, le son de Ferschtman est très fin. Il rappelle un peu celui d'Isabelle Faust, mais il est exceptionnellement lumineux et la balance orchestrale réalisée par Jan Willem de Vriend, face à cette soliste jamais "forte en gueule", est tout simplement parfaite.

L'élégance suprême des deux interprètes est d'avancer, mais sans aucune hâte et de nous donner une synthèse (un rien légère) du noble classicisme et d'un décapage sans outrance des tempos et de la masse sonore. Janine Jansen est plus "soliste romantique", plus subjective que Ferschtman, mais on est vraiment au même niveau. Dans ce couplage précis, avec des Romances tout aussi épurées et poétiques, le choix se fait entre Ferschtman-De Vriend et Zehetmair-Brüggen, un enregistrement devenu introuvable.

Deux derniers mots. Malgré la parfaite distance des micros, on entend à quelques moments certaines inspirations de la soliste. Je suis en général très sensible à cela. Ici ça passe, à mes oreilles, car c'est ponctuel et l'interprétation est passionnante. L'autre chose est le parfait choix des cadences: Kreisler dans le Finale et, surtout Beethoven/Schneiderhan, avec la grande cadence aux timbales, dans le 1er mouvement.

--Christophe Huss

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