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IGOR STRAVINSKY
Petrouchka (version 1911); Le Sacre du printemps (1913; rev. 1947)


Orchestre philharmonique de Bergen

Andrew Litton

BIS- BIS SACD 1474(SACD)
Référence: Dorati (Mercury); Ancerl (Supraphon) - aucune référence en SACD

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Ce n'est pas seulement ici un grandiose couplage Sacre-Petrouchka. Ce n'est pas seulement ici un immense SACD multicanal, parfaitement étagé dans l'espace, sans outrance anti-musicale. C'est beaucoup plus.

Ce disque inattendu est - un peu comme le récent Ma Patrie de Smetana chez le même éditeur - un symbole, un porte-drapeau sonore. Car ce qui est revendiqué et plébiscité ici c'est la noblesse, la nature, la légitimité du métier d'éditeur de disques.

Ce SACD Stravinsky vient à point nous le rappeler, au moment ou radios et orchestres déversent des tombereau de documents sonores de concerts sur le marché du disque. Oui, il y a encore une différence entre l'acte prémédité d'enregistrer, réaliser, monter, publier un disque de studio et celui consistant à balancer une bande de concert dans les bacs des disquaires.

Dans ce dernier cas, il faut faire des distinctions: il est évident par exemple que la scrupuleuse et préméditée mise en disques de concerts donnés 3 fois captés à San Francisco avec une mise en place de micros faite par l'équipe de Tritonus n'est guère comparable à l'édition de concerts sans retouches mis sur le marché par le Philharmonique d'israel (label Helicon) à partir de captations réalisées par des micros même pas assez directionnels.

Ce que je tiens à souligner ici c'est que il peut exister pour l'audition d'une oeuvre une "esthétique disque" qui gérée avec goût permet de créer des balances spécifiques pas forcément perceptibles au concert. Un exemple bien connu de "balance disque" est le Lemminkaïnen de Sibelius par Barbirolli, avec des bois fabuleux. On citera aussi la 5e de Mahler par Chailly, qui réunit précision et réalisme. Ici ce qui est mis en valeur, c'est le rôle de la percussion dans Le Sacre du printemps.

Andrew Litton et le Philharmonique de Bergen ont voulu postuler "voici qui nous sommes" en réalisant un enregistrement très scrupuleusement préparé. Il est amusant de voir le prédécesseur à Dallas de Jaap van Zweden enterrer ainsi son successeur à distance (le Sacre de van Zweden chez Exton est un absolu "non happening").

La vision de Petrouchka très théâtrale préserve aussi une sorte de scintillance post-rimskienne. À aucun moment l'oeuvre n'est jouée comme un "tour de force". Litton réserve cela pour le Sacre, dans une interprétation mordante et foisonnante (les percussions, les clarinettes !). Tout cela est enrobé, telle une fête sonore, dans un disque extatique, spectaculaire au meilleur sens du mot.

--Christophe Huss

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