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LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonies n° 4 et 7. Coriolan


Orchestra of the Age of Enlightenment

Vladimir Jurowski

Idéale Audience- 3079294(BLU-RAY)
Référence: Paavo Järvi (Sony)

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Vladimir Jurowski fait ses preuves dans le grand répertoire. Après un très bel album des Symphonies n° 1 et 2 de Brahms, le voici à l'oeuvre dans Beethoven lors d'un concert enregistré en février 2010 au Théâtre des Champs-Elysées.

Son approche est sensiblement identique à celle de Paavo Järvi, mais avec un orchestre d'instruments anciens (dont d'efficaces cors naturels). Comme Järvi, et parfois encore plus que lui, Jurowski fait saillir les détails qui viennent briser la "normalité" du flux musical. Il opère ainsi, par exemple, avec les flûtes dans Coriolan, qui, comme on le fait désormais, calque la vision que Munch eut il y a 55 ans - un strict "a tempo" lapidaire, même dans le 2e thème.

Du point de vue des différences avec Järvi, on dira que Jurowski est vif mais un peu plus sobre, moins foncièrement trépidant. Le rythme est un moyen expressif plus qu'un motif de jouissance. La différence est minime, mais c'est ainsi que je la ressens. C'est bien patent dans le 3e mouvement de la 4e Symphonie ou le Finale de la 7e Symphonie, qui sont bien autre chose que purement rythmiques et adrénergiques. L'énergie foncière du tandem Jurowski-AOE est la même que celle du tandem Järvi-DKP, la lisibilité polyphonique aussi.

En fait Järvi portait à son apogée l'art de la connaissance stylistique appliquée à des sonorités d'un orchestre de chambre moderne. Jurowski ouvre un autre brèche et une autre voie: celle de l'orchestre à instruments anciens dirigé par un très grand chef. Il est clairement plus à la recherche de certaines couleurs un peu rugueuses que Paavo Järvi. On le voit quand on le regarde diriger le 2e mouvement de la 4e Symphonie. Mes goûts personnels me portent davantage vers le chef estonien et l'orchestre de Brême, vers leurs couleurs et leur dosage de vibrato sur les notes longues, mais, à part une timbale un peu trop tonitruante dans le Finale de la 4e notamment - je n'ai rien à reprocher à cette démonstration musicale, la plus brillante, la plus en place, la plus juste et la plus équilibrée d'un orchestre baroque dans ce répertoire.

Un dernier mot pour saluer le réalisateur. Rarement depuis Kleiber à Amsterdam, concert aura été filmé plus intelligemment dans l'optique de la mise en évidence visuelle de l'interaction chef-orchestre et de l'impact de l'art de la direction d'orchestre (geste, expression faciale, rayonnement) sur un résultat sonore et musical.

--Christophe Huss

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