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FRANK MARTIN Messe pour double choeur a cappella; Chants d'Ariel OLIVIER MESSIAEN
Cinq Rechants; O sacrum convivium
RIAS-Kammerchor
Daniel Reuss
Harmonia Mundi- HMC 901834(CD)
Référence: ce disque-ci
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La messe de Frank Martin, créée en 1963, mais composée dans les années 20, passe pour une œuvre austère. Elle l'est dans un certain sens, mais avec des nuances émotionnelles, musicales et même sensuelles que des mots peuvent difficilement décrire. L'austérité est patente dans le traitement homophonique, à saveur médiévale, du Kyrie et on peut la retrouver lors de l'écoute globale. Dans cette écoute, on peut aussi goûter l'exploration par Martin de toute la musique liturgique, du moyen âge à son propre siècle (écoutez le très baroqueux Laudamus Te). La sensualité, on la trouve dans l'extatique Hosanna et dans la beauté intrinsèque de l'écriture. Cette messe catholique d'un compositeur calviniste est l'un des monuments choraux du XXe siècle.La discographie de la Messe est de très bonne tenue, avec notamment la version de 1994 de Robert Shaw chez Telarc et ce nouvel enregistrement, qui supplante celui publié chez Thorofon. Reuss, dans un tempo plutôt vif, équilibre toutes les dimensions de la partition, comme l'avait fait James O'Donnell chez Hyperion. Mais Reuss triomphe par la maturité, la virtuosité et le fondu des couleurs de son ensemble, qui révèlent particulièrement bien l'intensité qui se cache sous l'apparente cérébralité. Il est aussi aidé par une technique d'enregistrement superlative. Le chœur renouvelle sa performance dans les Chants d'Ariel, en dépit d'un solo d'alto légèrement chevrotant dans "You are three men of sin". Ecrits en 1950, en anglais, sur des extraits de la Tempête de Shakespeare, les Chants d'Ariel ont été ensuite retravaillés par Martin dans son opéra La Tempête, sur la traduction de Schlegel. Je ne connais aucune version approchant celle-ci dans la précision de "Come unto these yellow sands", la douceur de "Full fathom five", la légèreté de "Before you can say 'Come' and 'Go'", le sens du drame de "You are three men of sin", ou l'imitation d'un essaim d'abeilles dans "Where the bee sucks". Les Cinq Rechants de Messiaen sont grosso modo contemporains de ces Chants d'Ariel et reflètent une approche musicale plus rugueuse et sauvage. Célébrant l'amour sensuel, le texte, parcouru des noms de quelques amants célèbres, dont Barbe-bleue, mêlent la langue françaises, des onomatopées, des syllabes et des mots inventés à partir du sanscrit. Cela paraît bizarre, mais le résultat est exceptionnel et les rythmes complexes sont un défi pour les interprètes. La musique est peu affectée par les mots, les Rechants allant de la méditation intense à la sensualité torride. Le Motet O sacrum convivium (1937), achève le CD sur un retour à l'homophonie, proche du Kyrie de la Messe de Martin. C'est une conclusion parfaite pour un disque hors du commun.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Requiem. Concerto pour clarinette Benjamin Dieltjens (clarinette de basset); Lucy Hall (soprano; Angélique Noldus (mezzo); Hui Jin (ténor); Josef Wagner (basse) Choeur de chambre de Namur; New Century Baroque
Leonardo Garcia Alarcon
Ambronay |  |
LOUIS THÉODORE GOUVY Symphonie n° 4, Symphonie brève, Fantaisie symphonique Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken
Jacques Mercier
CPO |
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