Ce coffret révèle ou rafraîchit à notre souvenir moins de choses que le coffret Janacek/Martinu, mais il n'en est pas moins quintessentiel du legs de Charles Mackerras. Ces documents ont été captés dans les dernières années de la vie du chef, à Prague, ville qui le chérissait et reconnaissait.À peu près tous ces enregistrements ont obtenu la note de 10/10 et résument la culture sonore et musicale de ce musicien qui écartait du chemin musical tout ego ou toute surinterprétation, au profit de la clarté et de la précision.
Parmi les choses notées dans nos divers commentaires, particulièrement dans la version de référence de la 6e Symphonie de Dvorak qu'il nous livrait ici, nous notions par exemple l'engagement acharné des musiciens en faveur de Mackerras, très exigeant en matière d'acuité rythmique, de netteté des phrases et des accents.
Dans ce répertoire, Mackerras est un chef de culture, nous offrant les couleurs justes, la balance optimale entre le chant et la pulsation, la transparence nécessaire à faire passer le chant des bois et, par dessus tout, une mise en évidence des arches de l'œuvre. Le disque des Symphonies n° 8 et 9 ajoute à cela une véritable envie d'en découdre. Ma Patrie et Danses slaves sont parmi les grandes versions modernes, sans se démarquer au même point.
Le coffret est une aubaine phénoménale.