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JOSEPH HAYDN Les Saisons (version orginale; Vienne 1801)
Marlis Petersen (soprano); Werner Güra (ténor); Dietrich Henschel (baryton)
RIAS-Kammerchor; Orchestre baroque de Fribourg
René Jacobs
Harmonia Mundi- 2 SACD HMC 801 829.30(SACD)
Référence: ce disque-ci
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Boum! "Es knallt", chante Dietrich Henchel dans l'Automne des Saisons de Haydn. Suit un coup de fusil fort éloquent: "et une discographie pulvérisée, une!", pourrait chanter le critique. J'ai eu beau avoir entendu toutes les versions parues en CD et même avoir chanté ces splendides Saisons de Haydn, j'ai eu l'impression, en écoutant ce nouvel enregistrement de René Jacobs, de les redécouvrir.C'est peu dire que cette gravure réalisée en août 2003 à Innsbruck marque la discographie: elle est carrément à même de changer le regard de tout mélomane sur cette partition encore et toujours regardée comme une "Création au rabais". Non, erreur: les Saisons, c'est pour tous et tout de suite. Si vous voulez un raccourci vous expliquant en 3'38 la différence entre les Saisons de René Jacobs et ce que nous connaissions précédemment, écoutez la plage 9 du 2e disque: le chœur de la chasse. René Jacobs a réinventé "l'oratorio théâtre". Tout son enregistrement est conçu comme un gigantesque tableau sonore illustrant successivement l'arrivée du printemps, les oiseaux de l'été, la chasse et les vendanges de l'automne, la disparition de la lumière en hiver. Dès la première note on sent qu'il se passe ici quelque chose d'exceptionnel. Lorsque je regrette parfois à quel point certains interprètes ou certains chefs ne savent pas créer un "espace au-delà des notes" c'est en pensant à ce type de miracle. Partout Jacobs, plongeant en quelques instants au cœur du sujet décrit, cherche à mettre en relief des couleurs instrumentales dans une texture orchestrale très fine et transparente. C'est ainsi aussi qu'il gère l'interaction chant-instruments, aidé en cela par le fabuleux RIAS-Kammerchor et des solistes d'un idéal calibre, qui chantent avec fraîcheur et implication. Werner Güra est particulièrement impressionnant de ce point de vue; mais la mutine Petersen (parfaite dans son "Lied mit Chor" de l'Hiver) et l'éloquent Henschel méritent les même louanges. Ce moment de grâce, qui propose une vraie alternative aux visions qui conçoivent l'oratorio comme une simple suite sobre et agencée de solos, chœurs et interventions orchestrales, est servi par une prise de son limpide, d'un équilibre et d'une beauté de timbres parfaites, qui bénéficie d'un mixage stéréo impeccable et d'un mixage multicanal certes spectaculaire mais musical (attention toutefois à bien vous placer au milieu, à équidistance des sources). Voici indéniablement, qui plus est dans un écrin splendide, l'un des événements de la rentrée.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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