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LUDWIG VAN BEETHOVEN
Concertos pour piano et orchestre n° 3, 4 et 5 "L'Empereur"; Sonates n°24, op. 78 et n° 31, op. 110

Claudio Arrau (piano)

Philharmonia Orchestra

Otto Klemperer

Testament- 2 CD SBT2 1351(CD)

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En 1955, Walter Legge demanda à Klemperer d'enregistrer l'intégrale des symphonies de Beethoven avec le Philharmonia. Cette entreprise s'étala sur plusieurs années et en parallèle, le chef et l'orchestre donnèrent une série de concerts au Royal Festival Hall, retransmis par la BBC et qui servirent de répétitions avant certains enregistrements. Pour compléter les programmes, Klemperer dirigea également les trois derniers concertos pour piano avec Claudio Arrau, mais sans qu'il soit question de les "mettre en boite".

Dès 1955, Arrau avait enregistré le Concerto n°4 avec le même orchestre, mais sous la direction moins prestigieuse d'Alceo Galliera. Les quatre autres suivront en 1958. Les enregistrements des trois derniers concertos aujourd'hui publiés par Testament (d'absolus inédits) sont donc passionnants pour le discophile, qui pourra les comparer aux trois intégrales officielles d'Arrau et de ses partenaires successifs: Galliera-Philharmonia (EMI, 1955-1958, indisponible), Haitink-Concertgebouw (Philips, 1964) et Davis-Dresde (Philips, 1984-87), ainsi qu'à l'intégrale Barenboïm-Klemperer-New Philharmonia (EMI, 1967) où le chef défend une conception très différente de celle des concerts londoniens de 1957.

Arrau connaissait le chef depuis les années 20, lorsque celui-ci dirigeait au Kroll-Oper de Berlin et il semble que leurs conceptions musicales n'aient pas toujours été en phase. Pourtant, dans ces concerts londoniens, l'accord est parfait, l'un et l'autre ayant apparemment la même idée des œuvres que l'on peut résumer en deux mots: grandeur et sobriété. Par la suite, notamment dans sa dernière intégrale avec Colin Davis, Arrau se montrera plus grave, sculptera le son d'une manière plus approfondie et avec une austérité inégalée qui rend ces derniers témoignages à la fois irremplaçables et marginaux. Ici, au contraire, il se montre brillant, éblouissant même (les cadences!) mais pas démonstratif, allant déjà chercher le son au fond du clavier, creusant sans cesse le discours.

Klemperer en concert est plus surprenant. A entendre ses symphonies de Beethoven qu'il gravait en studio à peu près à la même époque, pour ne rien dire de nombreux enregistrements plus tardifs, on a gardé de lui l'image d'un Commandeur solennel aux tempos souvent très retenus, ce qui peut même agacer dans les concertos enregistrés avec Barenboïm. Or, ici, il n'en est rien. Les tempos sont au contrairement très justes, allants même, les mouvements lents point trop lents. Par ailleurs, on sent l'orchestre très tenu, avec des gradations dynamiques particulièrement impressionnantes et, par dessus tout, comme chez Arrau, de la sobriété. Bref, du classicisme équilibré et puissant.

Pour ces trois concertos, il faut donc absolument connaître ces enregistrements de premier ordre, plus intéressants que les versions Arrau-Galliera et même Arrau Haitink, plus abordables que les versions Arrau-Davis ou Barenboïm-Klemperer (qui apportent une vision risquée, partiale et personnelle de ces chefs d'œuvre). Précisons que le son mono est excellent et le public discret.

Cerise sur le gâteau, les Sonates n°24 et 31, tirées de deux disques enregistrés en 1957 et 1958 (Arrau avait gravé une douzaine de sonates pour EMI, et elles étaient alors couplées avec les Sonates n°32 et 26). Ces rééditions sont intéressantes pour la même raison que les concertos. Elles nous offrent du pianiste une image plus simple et moins intimidante que celle qu'ont imposée les enregistrements Philips, sans rien sacrifier de la profondeur de l'interprétation.

--Jacques Bonnaure

Les 10/10 du mois

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DMITRI CHOSTAKOVITCH
Quatuors à concers n° 7 et 8
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Orchestre symphonique de Melbourne; Ehnes Quartet
Mark Wigglesworth
Onyx

CARL PHILIPP EMANUEL BACH
Magnificat Wq 215, Heilig ist Gott Wq 217, Symphonie Wq 183/1
Elizabeth Watts; Wiebke Lehmkuhl; Lothar Odinius; Markus Eiche
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FELIX MENDELSSOHN
Symphonie n° 2 "Lobgesang"
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Choeur et Orchestre de la Radio bavaroise
Pablo Heras-Casado
Harmonia Mundi

PAUL HINDEMITH
Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Weber
SERGE PROKOFIEV
Suite de L'Amour des 3 oranges
BÉLA BARTOK
The Mandarin miraculeux
Orchestre symphonique de Kansas City
Michael Stern
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WOLFGANG AMADEUS MOZART
Les Symphonies (45)
Orchestre de chambre danois
Adam Fischer
Dacapo

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