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KURT WEILL Les Sept péchés capitaux; Quodlibet de la pantomime Zaubernacht
Anja Silja (soprano); Julius Pfeiffer et Alexander Yudenkov (ténor); Bernard Hartmann (baryton); Torsten Müller (basse)
Orchestre de la Radio SWR de Kaiserslautern
Grzegorz Nowak
Hänssler Classic- CD 93.109(CD)
Référence: Von Otter (DG)
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Vous aimez les grandes chanteuses, celles qui font "passer quelque chose", dont la voix et les incarnations vous rentrent sous la peau? Alors ce disque est pour vous. Oui, vous avez bien lu: Anja Silja, la grande Anja Silja, interprète inoubliable de Wagner et Berg, qui fait fureur ces dernières années dans des rôles qui semblent taillés sur mesure pour elle par Janacek, a enregistré Les Sept péchés capitaux. Et "c'est ça". Tout simplement. La voix; la projection, insistante; la prononciation, au scalpel, et surtout la couleur, une sorte de couleur incantatoire.Anja Silja apparaît à nouveau ici comme une chanteuse d'une intelligence hors normes. Elle a parfaitement intégré la longueur et la puissance des notes qu'elle peut aujourd'hui se permettre. La voix est triomphante, perçante. Evidemment elle n'a plus le souffle pour de longues lignes legato, mais il n'y a pas de longues lignes legato dans Les Sept péchés capitaux et l'état de la voix en tant que telle est franchement excellent. Dieu sait que ce chef d'œuvre a connu de nombreuses versions, y compris médiocres (pôvre Angelina Réaux!) D'ailleurs tout le monde se frotte maintenant à Weill, la dernière mode étant aux chanteuses pop décaties (écoutez Marianne Faithfull et songez que ce type d'expériences n'est pas prêt de s'arrêter). Anja Silja peut se permettre un éventail expressivo-dynamique que Teresa Stratas n'a jamais eu et démontre un sens de l'incarnation qui retrouve l'instinct d'une Gisela May (Berlin Classics), mais avec une voix qui lui permet plus de choses. Tous les comparses sont excellents et l'orchestre, pourtant la phalange "C" du SWR, mené avec un grand sens des timbres et des atmosphères par Grzegorz Nowak est impeccable. Rien n'est vulgaire, mais tout est idéalement croqué. En fait, on a l'impression de redécouvrir quelque chose et la suprématie de Von Otter-Gardiner, une vision plus léchée mais qui apparaît trop polie, en prend un sérieux coup. Pour ajouter à notre bonheur nous trouvons en complément une partition orchestrale rarissime de 23', admirable, mordante et facile d'écoute, qui évoque beaucoup Hindemith. Inattendu et émouvant: un des grands disques vocaux de l'année.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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