
|
ANTON BRUCKNER Symphonie n° 9: Concert-conférence "Documentation d¹un fragment" de John
A. Phillips sur le Finale de la Symphonie. Exécution des trois
premiers mouvements.
Orchestre philharmonique de Vienne
Nikolaus Harnoncourt
RCA- 82876 54332 2(SACD)
Référence: Wand (RCA)
|
|
|
|
Remarque préliminaire: le 10 de technique va à la mouture CD, car l'équipe technique doit encore parfaire son dosage multicanal (SACD) pour les enregistrements réalisés au Musikvereinssaal de Vienne. L'impact de la musique dans le SACD est hélas dilué.Cette mise au point étant faite, nous sommes en face de l'un des disques symphoniques les plus importants des 20 dernières années. Pourquoi? Parce que le Finale de la 9e Symphonie de Bruckner, tel qu'il nous est révélé ici, met l'accent sur les tensions, les dissonnances et une sorte d'effroi, qui font de Bruckner un visionnaire des sons de la stature de Berlioz dans son Requiem. Le discours, mené sans le moindre épanchement, est obsédé par la hantise du jugement dernier. Inutile de dire qu'on n'a jamais entendu cela. Si l'album de deux disques présente d'abord le Finale ce n'est pas par hasard: les trois mouvements complétés sont interprétés à la lumière de la connaissance de ce Finale. Le travail de John A. Phillips, ne se présente pas sous forme de Finale exécutable. Il en livre la matière brute, scrupuleusement et patiemment agencée. La conférence-concert s'interrompt aux quatre endroits lacunaires, où le conférencier (ici Harnoncourt) reprend la parole (en allemand et en anglais seulement le discours n'étant hélas ! pas traduit mot à mot dans la notice française). Le Finale en question renferme une virulence, des déchirures qu'on entend chez Mahler dans l'Adagio de la Dixième, mais avec, ici, plus de désordre et de doutes. Il devient alors très difficile de percevoir les trois mouvements achevés comme une inéluctable montée vers le ciel. En prenant en compte le Finale dans l'interprétation des trois premiers, l'idée d'angoisse morbide domine. Harnoncourt le voit bien ainsi et met l'accent sur toutes les éruptions, sur tout ce qui remet en cause la quiétude, les certitudes. Le point d'aboutissement de l'Adagio n'est plus la "lente montée vers le ciel" qui le conclut, mais un pandémonium criard débutant ici à 16'04 pour s'achever à 19'55. Une telle révélation est véritablement historique.
|
|
|
|
 |
 |
 |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
|
|
|