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SANDRINE PIAU: HAENDEL OPERA SERIA GEORG FRIEDRICH HAENDEL Airs de Scipione; Orlando; Giulio Cesare; Partenope; Amadigi; Alessandro; Rodelinda; Faramondo; Tamerlano; Deidamia; Arianna in Creta
Sandrine Piau (soprano)
Les Talens Lyriques
Christophe Rousset
Naïve- E 8894(CD)
Référence: ce disque-ci
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Même si nous sommes depuis toujours convaincus du talent de Sandrine Piau, nous avions un doute: son programme d'airs d'opere serie de Haendel serait-il à la hauteur du miracle que constituait son récital Mozart en 2002, déjà chez Naïve, avec le Freiburger Barockorchester? La réponse est oui, sans aucune hésitation.Comme dans Mozart, on est d'abord sensible à la qualité éminemment phonogénique de cette voix qui, avouons-le, ne nous a jamais procuré les mêmes frissons à la scène ou au concert (même si la soprano française s'y montre souvent admirable). Les micros flattent idéalement ce timbre attachant, cette virtuosité hardie mais jamais démonstrative, dans laquelle chaque vocalise est investie d'une signification dramatique, et ajoutent à l'extrême aigu un supplément de lumière et de tendresse absolument irrésistible. Dans ce programme extrêmement bien conçu, alternant avec habileté épanchements lyriques et spectaculaires feux d'artifice, on ne sait qu'admirer le plus: l'immense sensibilité du phrasé et l'économie des effets dans les premiers ou le refus systématique de l'histrionisme et du cabotinage dans les seconds. Impressionnante de véhémence et de dignité dans le tumultueux air de Berenice (Scipione, 1726) qui ouvre le disque, Sandrine Piau tire les larmes dans la sublime déploration de Melissa (Amadigi, 1715). Piquante et enjouée dans Partenope (1730), elle envoûte dans la grande scène d'Alceste (Arianna in Creta, 1734), seule page pour castrat dans un parcours par ailleurs entièrement dédié aux "prime donne" haendéliennes, des légendaires Francesca Cuzzoni et Faustina Bordoni à la moins célèbre Elisabetta Pilotti-Schiavonetti, en passant par Elisabeth Duparc et Anna Maria Strada del Po. La réussite n'aurait peut-être pas été aussi complète sans Christophe Rousset au pupitre. Depuis plus de dix ans qu'ils font équipe, souvent au service de Haendel, soprano et chef avancent main dans la main: là où beaucoup ont tendance à s'effacer pour laisser la voix en vedette, le patron des Talens Lyriques fait au contraire jeu égal avec elle, dans un rapport de forces équilibré de bout en bout. Vivants, présents, variant les inflexions et les accents avec la même pertinence que la soliste, les instrumentistes se surpassent, avec une mention pour le bouleversant hautbois de Patrick Beaugiraud dans Arianna in Creta. Ce récital, vous l'avez compris, mérite de figurer dans toutes les discothèques et l'on se dit, après le récent récital de la mezzo Sarah Connolly chez Coro, couronné d'un 10 sur ce site, que Haendel a vraiment de la chance en ce moment. On rêve maintenant d'un album dédié à d'autres compositeurs du XVIIIe siècle, Hasse en particulier, qui conviendrait idéalement à Sandrine Piau.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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