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JOHANN JOSEPH VILSMAYR Artificiosus Concentus pro camera
Gunar Letzbor (violon)
Arcana- A 328(CD)
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Après de très belles Sonates du Rosaire de Biber, le violoniste Gunar Letzbor poursuit son incursion dans le répertoire autrichien pour violon des XVIIe et XVIIIe siècles. Cette quête l'a conduit à exhumer de la British Library de Londres ces Six Partitas pour violon seul, publiées en 1715 sous le titre "Artificiosus Concentus pro camera", d'un certain Johann Joseph Vilsmayr, violoniste de cour à la chapelle de la cour de Salzbourg de 1689 à sa mort en 1722. Cet élève de Biber s'est largement inspiré de l'écriture de son maître. En effet, tous les passages solistes font la part belle à ce figuralisme musical, marqué par des explosions de traits-fusées, d'accords arpégés et de staccatos volants d'une incroyable virtuosité, comme on l'entendra dans les nombreuses courantes. De même, Vilsmayr use avec bonheur du principe de la scordatura (Partitas II à V), qui consiste à réaccorder les cordes du violon pour obtenir de nouvelles couleurs sonores. Pour apprécier ce trait stylistique typiquement autrichien, on écoutera tout particulièrement le deuxième aria de la Partita IV. Les grands sauts mélodiques y sont saisissants et l'on a comme l'impression d'entendre une même mélodie passer d'un violon à un autre.L'imagination musicale dont fait preuve Gunar Letzbor est un vrai bonheur. Son instrument, un Sebastian Klotz du XVIIIe siècle, contemporain de ces Partitas, possède une sonorité charnue qui offre une grande palette de nuances. Dans les mouvements lents, les sons filés soutenu par un très fin vibrato, permettent d'apprécier le son pour lui-même. Il y a dans cette lecture une sorte de contemplation musicale qui l'emporte sur toute forme de jubilation. En ce sens, Gunar Letzbor s'éloigne de tout modèle corellien pour inscrire ces Partitas dans une veine plus spirituelle que n'aurait pas reniée Bach. On le constatera encore plus dans les mouvements de danse qui se déploient en pure apothéose du rythme (cf. "Guiqß" de la Partita III, Rigodon de la Partita V ou encore la magique Fantaisie de la Partita II). Voici donc une superbe résurrection musicale, témoin de la passion et de la fine intelligence de l'interprète.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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