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RICHARD WAGNER
Die Walküre

Robert Gambill (Siegmund); Attila Jun (Hunding); Jan-Hendrik Rootering (Wotan); Angela Denoke (Sieglinde); Renate Behle (Brünnhilde); Tichina Vaugh (Fricka)

Staatsorchester Stuttgart

Lothar Zagrosek

TDK- 10 5207 9(DVD)
Référence: Metropolitan Opera-James Levine

rating

L'Anneau du Nibelung à Stuttgart, deuxième volet. Après le "Musiktheater" raffiné de Joachim Schlömer voici l'esthétique trash et bâclée de Christoph Nel, qui vous flanque ici un matelas pneumatique (pour que Wotan puisse se vautrer "at home"), là un vague réchaud (pour la barbaque de Hunding) ou un vieux rideau de douche (pour cacher quoi?) et les invariables tables et chaises de bistrot des scénographies branchées, le tout au milieu d'un plateau vide.

Attention au premier acte: il dépasse en laideur tout ce qui est imaginable. À force de regarder son visiteur dans le blanc des yeux, Sieglinde fait déborder la mousse du verre de bière qu'elle lui remplit, puis se lèche ostensiblement les doigts d'un air allumé qui à lui seul vaut déjà son pesant de ridicule. Il est vrai qu'auparavant, à peine réanimé de son accès de faiblesse, Siegmund est allé directement coller son nez sur "l'Origine du monde" de sa partenaire, en criant "Une source, une source!" On appréciera la subtilité du propos... Ça commence mal, et la caméra, indiscrète, lourde, s'ingénie constamment à rendre le spectacle encore plus grotesque (ah! l'adipeuse musculature de Robert Gambill, qui déborde toutes les possibilités de contention d'un débardeur taille douze ans...). Passons aussi sur les contorsions ultérieures d'Angela Denoke en nuisette transparente, qui joue les torches vivantes avec l'application méthodique et l'air ennuyé d'une figurante remplaçante qui lirait ses instructions sur un prompteur.

Pas moins laid, le 2e Acte est plus drôle, surtout Fricka, en volumineuse mégère de couleur à la main leste: il ne lui manque vraiment qu'un rouleau à pâtisserie pour faire plus vrai. Wotan est bien sympathique, en papa bonasse (Rootering, excellent Hans Sachs et très estimable artiste, n'aura jamais, de toute façon, avec quelque metteur en scène que ce soit, l'envergure d'un dieu). En revanche la Brünnhilde de Renate Behle, si elle ne porte pas trop mal la minijupe, ne supporte vraiment pas l'image frontale, tant son visage semble torturé par son chant (au demeurant pas très agréable à écouter non plus).

Le 3e Acte est de meilleure tenue, avec une originale répartition sur deux plans, où père et fille ne peuvent se rencontrer, et un intéressant duo final par téléviseur interposé. Cela dit, là encore, aucune dimension cosmique n'est à attendre: après avoir envoyé ses Walkyries crier ailleurs, Wotan tombe la cravate et sort son journal, avant de renverser sa tasse de café sur sa chemise... Rien à faire : on ne sortira pas ici d'une sordide histoire de famille, parfois émouvante, mais dont aucune élégance ne peut se dégager. L'édifiant texte de présentation parle d'un "Seelenkrimi", ce que le traducteur (dont on admire l'abnégation) a logiquement transposé en "polar psychologique". En fait, la signification littérale serait plutôt "roman policier des âmes", toute la cérébralité germanique se nourrissant de ce genre de trou sémantique, où l'on peut fourrer tout et n'importe quoi, du fait de la pauvreté intrinsèque de l'allemand en vocabulaire précis. L'esthétique de ce DVD procède effectivement de telles contorsions, jusqu'à la "dialectique" (sic) du coup de projecteur final dirigé par Wotan, sur une Brünnhilde plantée là, endormie entre trois lumignons.

À l'heure du bilan, côté bande son : un vrai Siegmund, sans doute le meilleur du moment, une Sieglinde glaciale mais encore en bon état vocal (elle s'est rapidement délabrée ensuite), une Fricka sonore, un Wotan émouvant mais au timbre quelconque, et un Zagrosek écrasé par l'acoustique de la. Côté image, c'est techniquement très décent. Mais pour ce qu'il y a à voir...

--Laurent Barthel

Les 10/10 du mois

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Sacrae symphoniae a 8 - Sonata pian' e forte, Canzon septimi toni
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Stabat Mater
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Choeur Ernst-Senff; Orchestre philharmonique de Berlin
Carlo Maria Giulini
Testament

PIOTR ILIYCH TCHAÏKOVSKI
Symphonie n° 1 "Rêves d'hiver", Capriccio italien
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Christoph Poppen
Oehms Classics

ANTONIO SALIERI
Requiem en ut mineur (1804)
LUDWIG VAN BEETHOVEN
Meerestille und glückliche Fahrt
FRANZ SCHUBERT
Offertoire en si bémol D. 963
Choeur et Orchestre Gulbenkian
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LUIGI BOCCHERINI
Symphonies n° 3, 8 et 21 (G. 503, 508 et 515)
London Mozart Players
Matthias Bamert
Chandos

FELIX MENDELSSOHN
Le Songe d'une nuit d'été (musique de scène intégrale avec texte parlé - anglais)
Jenny Wollerman; Pepe Becker (sopranos); acteurs divers
Varsity Voices; Nota Bene; Orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande
James Judd
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