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JOHANNES BRAHMS Quatuor avec piano op. 25 ROBERT SCHUMANN
Fantasiestücke op. 88
Martha Argerich (piano); Gidon Kremer (violon); Yuri Bashmet (alto); Mischa Maïsky (violoncelle)
Deutsche Grammophon- 463 700-2(CD)
Référence: celle-ci
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J'étais à Verbier, en Suisse, le jour de 2001 qui a vu, en concert, la rencontre détonante, historique, de ces quatre artistes dans le Quatuor op. 25 de Brahms. Je n'étais pas le seul à tituber en sortant du concert et peut-être ne suis-je pas le mieux placé (ah, les oreilles du cœur!) pour juger ce CD "objectivement". Mais bon, je vais y aller méthodiquement et essayer de trouver un défaut ce disque, réalisé sept mois plus tard à Berlin en studio.Trop ardent? Il ne me semble pas que le Brahms de l'Opus 25 puisse être un vieux sage molasson. Brutal, alors? Si Brahms écrit un rondo "alla zingarese" c'est sans doute pour lui donner un cachet, un esprit et une liberté. Monolithique, quand même? Non, pas du tout: écoutez les inflexions, la respiration, la subtilité des nuances. Ce n'est pas parce que des artistes prennent la musique à bras le corps (ce n'est pas si fréquent, profitons-en!) que l'on doit s'en effaroucher. Oui, le Brahms du quatuor Argerich, Kremer, Bashmet et Maïsky ne ressemble à aucun autre, car il va traquer dans la musique cette part d'animalité et de viscéralité. Tout l'art de ces musiciens est de rationnaliser cette approche instinctive, par des dosages incroyables entre les instruments, un accord sur les phrasés et une écoute mutuelle qui font de cet Opus 25 un témoignage aussi essentiel que le Trio de Tchaïkovski précédemment paru chez DG. Oui, l'auditeur suffoque. Oui, on n'est pas habitués à pareil traitement. Mais oui, aussi, à chaque réécoute on retrouve d'autres ressources d'autres plaisirs. Et, disons le quand même comme tel, le Rondo final est l'un des monuments discographiques chambristes de ces 20 dernières années. Nul doute que vous vous repasserez ce «Rondo alla Zingarese» en boucle... Les pièces de Schumann ont la même fougue, là où un peu plus de pondération, un peu plus de matière sonore auraient été parfois les bienvenues (cf. le début de la marche finale), notamment de la part de Kremer, un rien fluet. Mais, là aussi, la somme des qualités, la soif de partager en musique, sont si grandes que l'on rend les armes devant ce très grand disque d'immenses musiciens, qui ne se contentent pas des formes contraintes et de la superficialité inhérentes à notre époque. Achat prioritaire évidemment.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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