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NINO ROTA La Strada (suite du ballet); Le Guépard (danses du film); Concerto Soirée pour piano et orchestre
Benedetto Lupo (piano)
Orchestre de la Cité de Grenade
Josep Pons
Harmonia Mundi- HMC 901864(CD)
Référence: ce disque
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Commençons, pour mieux nous en débarrasser, par la seule fausse note du disque. La musique de La Strada est tout sauf la "Suite symphonique du film", comme l'indique Harmonia Mundi en français. C'est la "Suite du ballet" ce qui n'est pas la même chose, même si les thèmes musicaux sont identiques, la musique du ballet étant inspirée de celle du film. Le film de Fellini date de 1954. Nino Rota reprit sa célèbre musique pour en tirer en 1966 un ballet d'une durée de plus d'une heure. Comme beaucoup de compositeurs avant lui (Tchaïkovski, Prokofiev), pour populariser la musique de son ballet, il en tira une suite. C'est donc cette musique, cet agencement et cette orchestration qu'on entend ici. Hormis cette fausse note les efforts de l'éditeur sont impressionnants, le disque étant enchâssé dans un livre trilingue admirable de 80 pages. Harmonia Mundi sort là du "disque classique" pour livrer non seulement de la belle musique mais aussi un somptueux hommage visuel à un compositeur dont le nom est lié en premier lieu à l'image.À chaque fois qu'on écoute un CD de musique de Nino Rota, on est tellement heureux de la qualité mélodique, tellement captivé par le charme de ce qu'on entend, qu'on tend à traduire par la notation cette satisfaction. Mais tous les CD de la musique de Rota ne se valent pas et celui-ci tient, à mon sens, le haut du pavé. La première raison en est le programme, qui insère entre les deux plus fameuses musiques inspirées à Rota par le cinéma (La Strada de Fellini et Le Guépard de Visconti) un petit bijou de concerto pour piano onirique: le Concerto Soirée de 1962. Le monde du cinéma y semble présent (Romance notamment), alors que l'ombre de Prokofiev se profile dans le 2e des 5 mouvements (Ballo), ombre plus marquée encore dans le "grand" Concerto pour piano et orchestre. Le Concerto Soirée avait déjà été enregistré par Danielle Laval pour Valois, version que cet enregistrement surpasse en tout, grâce au toucher félin de Benedetto Lupo, cette faculté de pouvoir effleurer les notes et cette habilité à un jeu perlé d'une clarté incroyable, qui font de lui un mozartien hors pair et l'un des rares pianistes dont l'art du toucher peut se comparer à celui d'Alicia de Larrocha. Dans la rêverie comme dans le jeu d'esprit, la version Lupo-Pons s'impose. Si cette primauté est évidente, c'est aussi en raison de la conception sonore orchestrale de Josep Pons et de la qualité de sa phalange, qui profite amplement à son interprétation de La Strada et du Guépard. Dans la discographie, si l'on met à part les disques de Muti, on avait surtout droit, soit à des ensembles italiens moyens, soit à des orchestres dans toute leur plénitude (Gelmetti à Monte-Carlo, Luisi à la Suisse romande) donnant à cette musique des couleurs d'un symphonisme pompier (Gelmetti étant plus distingué que Luisi). Ce qui frappe ici, c'est la concentration, la simple beauté sonore, modeste, d'un ensemble de taille idéale. Il n'y a pas de "quête symphonique"; juste la puissance évocatrice d'une musique véritablement narrée, avec sobriété et classe, sans ajout pathétique. Il n'y a pas d'équivalent au catalogue, comme il n'y a pas d'équivalent aux relectures de Pons de la musique de Manuel de Falla. Voici "le" disque Rota du catalogue.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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