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JEAN SIBELIUS
SYmphonie n° 4.; La Fille de Pohjola; Finlandia (version avec choeurs)


Choeur d'hommes Polytech; Orchestre philharmonique d'Helsinki

Leif Segerstam

Ondine- ODE 1040-2(CD)
Référence: Vänskä (Bis)

rating

Conclusion en fanfare de la seconde intégrale Sibelius de Segerstam, qui fait évidemment passer aux oubliettes ses enregistrements Chandos, qui d'ailleurs y étaient déjà.

Le disque dure 61'26, plus d'une heure d'une musique qui vous prend à la gorge, dès les premières mesures d'une version renversante de La Fille de Pohjola. De l'introduction profonde, venant comme un écho ancestral aux rires les plus sardoniques, en passant par la tendresse jamais mièvre des thèmes dépeignant la fileuse, Segerstam accomplit cette narration en musique avec une justesse dramatique absolue. L'Orchestre philharmonique d'Helsinki y est glorieux à tous les étages (cordes, vents, percussions).

La 4e Symphonie commence par un coup de butoir semblable à celui de Kegel (Berlin Classics); Mais, dans cette même optique, noire et très dense (par opposition à la noirceur très détachée, mystérieuse et scrutatrice de Vänskä) Segerstam prend le pas sur la version Kegel, ne serait-ce qu'en raison d'une captation sonore exceptionnelle en largeur et en profondeur. Le chef finlandais se sert de cela pour articuler son interprétation autour d'une série d'explosions dynamiques. Il n'y a chez lui aucun moment évanescent (les fameux pianissimos Vänskä): tout est terriblement tangible, oppressant. Le Scherzo n'est en rien fantomatique: reposant sur un motif de cordes très travaillé, il joue de l'instabilité et d'incessants revirements, avec des timbres très incarnés. Solitude désolée du mouvement lent, frottements dissonants cultivés dans le Finale; Segerstam, là aussi, joue sur une théâtralité en sons. Rien n'est "orchestral" (au sens de la direction millimétrée d'un corpus sonore), tout est incarné par des voix qui crient, pleurent et se déchirent.

Cette très impressionnante interprétation est exorcisée en fin de programme par un Finlandia que l'on entend enfin en version chorale: vrai hymne à la mobilisation et à l'espoir qui conclut un disque poignant.

--Christophe Huss

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