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ANTONIN DVORAK Le Jacobin (opéra en trois actes op. 84)
Marcin Bronikowski (Bohuš); Andrea Dankova (Julia); Michal Lehotsky (Jiri); Livia Aghova (Terinka); Peter Mikulaš (Filip)
Choeur de chambre de Prague, Choeur d'enfants de la Cathédrale de Cologne; Orchestre symphonique du WDR de Cologne
Gerd Albrecht
Orfeo- 3 CD C 641 043 F(CD)
Référence: Pinkas (Supraphon) et celui-ci
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Le prélude à l'acte 2 ne trompe pas: nous sommes ici en présence du Dvořák de la maturité, Dvořák le radieux mélodiste. Ce mélodiste nous enchante tout au long de cet opéra, qui précède Rusalka de douze années. Ecoutez donc, quelques plages plus loin (CD 2, plage 4), l'air de Terinka, chanté avec tant de sensualité par Livia Aghova…Ce très beau coffret, dans une prise de son en rien spectaculaire (pas de zoom sur les instruments) mais fort naturelle, est l'une des plus éminentes parutions de l'édition Dvořák entreprise par Orfeo. L'une des plus utiles également, car Le Jacobin pourrait très bien être l'ouvrage incarnant ce "second souffle" médiatique dont Dvořák a besoin, en tant que compositeur d'opéras, après le succès planétaire de Rusalka. Bon, c'est sûr, le livret n'est pas forcément un mécanisme d'horlogerie comme peut l'être le Tour d'écrou de Britten, mais cette "comédie sérieuse" dans un cadre villageois tient fort bien la route, car elle est le véhicule d'une musique enchanteresse. Comme le résume mon collègue David Hurwitz: "la réconciliation entre un père et son fils est le thème central de l'opéra qui creuse également des thématiques diverses: l'amour de la patrie, l'amour paternel (Benda-Terinka), le conflit inter-générationnel, le triomphe de l'égalitarisme et l'amour de tous pour la musique; musique qui, à travers une berceuse, amène également l'heureux dénouement." Cette réalisation allemande sous la houlette de Gerd Albrecht frappe par son égalité et sa pondération, ses ensembles équilibrés, sa distribution homogène. Les voix féminines sont superbes, tant Livia Aghova en Terinka, qui porte le 2e acte, qu'Andrea Dankova en Julia, particulièrement remarquable dans son acte 3. Il faut également citer l'excellent baryton Marcin Bronikowski en Bohuš et le ténor Michal Lehotsky. L'auditeur retirera avant tout de son écoute la leçon de cette humilité, de cette simple force de la musique qui, durant 2 h 30', conquiert l'auditeur. La direction de Gerd Albrecht, le naturel réaliste de la prise de son, la véritable équipe de chanteurs témoignent très exactement de ce bonheur-là. Il est précieux. P.S.: le livret intégral est reproduit en tchèque avec une traduction anglaise et allemande. En langue française, nous trouvons une intelligente introduction à l'œuvre et un synopsis très détaillé.
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WOLFGANG AMADEUS MOZART Concerto pour flûte n° 1 K. 313, Concerto pour hautbois K. 314, Symphonie n° 32 Irena Grafenauer (flûte); Françoix Leleux (hautbois) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Günter Wand (K. 313) et Colin Davis
BR Klassik |  |
WOLFGANG AMADEUS MOZART Concertos pour piano n° 9, 12 et 14 (K. 271, 414, 449) Edna Stern (piano) Orchestre de chambre d'Auvergne
Arie van Beek
Zig Zag |  |
RICHARD STRAUSS Ein Heldenleben
ANTON WEBERN Im Sommerwind Orchestre symphonique de Chicago
Bernard Haitink
CSO Resound |  |
RICHARD STRAUSS Suite du Chevalier à la rose, Till l'espiègle, Vier Letzte Lieder Anja Harteros (soprano) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons
BR Klassik |  |
MIKLÓS RÓZSA Concerto pour violon op. 24
ERICH WOLFGANG KORNGOLD Concerto pour violon op. 35 Matthew Trustler (violon) Orchestre symphonique de Düsseldorf
Yasuo Shinozaki
Orchid Classics |
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